Partager

Le collogue qui va prendre fin demain va permettre de faire un diagnostic de notre système judiciaire et de faire en même temps le bilan du PRODEJ.

Des difficultés et difficultés et lacunes selon le Ministre

Le Mali est un pays résolu à relever le défi d’une démocratisation porteuse de développement. Un consensus populaire s’est dégagé quant à l’urgence et à la nécessité de soigner une grande malade : la justice.

La mise sur pied du Programme Décennal de Développement de la Justice (PRODEJ) comme véhicule du processus de réforme de la justice, à travers un processus consultatif et participatif.

Formation insuffisante, ignorance ou mauvaise compréhension du droit, suspicion des justiciables à l’égard du système judiciaire, juridictions insuffisantes et mal réparties, coût élevé de la justice… ce sont autant de constats que le ministre de la Justice Me Fanta Sylla a fait de notre système judiciaire et juridique dans son discours.

Après des décennies de fonctionnement, il apparaît que notre système judicaire connaît des difficultés et des lacunes. C’est un exercice voulu par le ministère de la Justice et le thème qui porte sur la conception et la mise en réforme de la justice est très important, a dit le ministre.

Toujours sur la même lancée, elle a affirmé que son département, à travers le gouvernement, souhaite créer une opportunité afin de permettre aux uns et aux autres d’améliorer les pratiques et de s’enrichir mutuellement.

Rappelons que le Mali a entrepris depuis quelques années une réforme de sa justice. Me Fanta Sylla a affirmé que la mise en oeuvre d’une réforme en profondeur d’un système judicaire, quel qu’il soit, est une oeuvre délicate à mettre en oeuvre.

Redonner à la justice l’efficacité nécessaire à l’accomplissement de sa mission et lui restituer sa légitimité politique et sociale afin d’avoir un instrument pertinent de régulation des relations sociales et économiques, un levier de gouvernance capable de préserver la paix sociale et de favoriser le développement”, tel est le sens profond de cette réforme a dit le ministre.

LA CORRUPTION

Dans son intervention, l’ex-bâtonnier n’a pas manqué de parler de ce phénomène. A ses dires, le problème de la corruption au sein de l’appareil judiciaire, source de la perte de confiance des populations envers la justice, a été légalement l’un des points saillants du diagnostic.

C’est dans ce cadre que le PRODEJ a vu le jour pour relever les défis de l’accessibilité, de l’efficacité et de la restauration du crédit de l’institution judiciaire.

Trois objectifs généraux sont recherchés : renforcement de l’ancrage de l’Etat de droit, garantie de la paix sociale, promotion du développement, à travers le PRODEJ.

Comme objectifs spécifiques, il s’agit d’améliorer l’accessibilité du service public de la justice, la restauration de la crédibilité de la justice (développer les ressources humaines, lutte contre la corruption).

Parlant du PRODEJ, le ministre a affirmé que grâce à ce projet, des évolutions positives ont été enregistrées. Il s’agit entre autres, du recrutement régulier et de la formation de l’ensemble des personnels, de la révision de la carte judiciaire, de la construction et de la réhabilitation des services judiciaires, de l’acquisition d’équipements, de la relecture de plusieurs textes de lois et décrets.

Pour conclure son intervention sur le PRODEJ, elle a affirmé que depuis 2004, on connaît un net regain de dynamisme et une meilleure visibilité dans notre système judiciaire.

Prennent part à ce colloque 110 experts et plusieurs thèmes seront développés. Les travaux prennent fin aujourd’hui.

Mamadi TOUNKARA

21 septembre 2006.