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Depuis le jeudi 15 novembre, le collège transitoire a pris fonction à la CCIM. Dirigé par le Mamadou Tiény Konaté, cet organe, mise en place par le gouvernement, a la lourde responsabilité de diriger l’institution consulaire jusqu’aux élections devant mettre en place l’assemblée consulaire.

Durant cette période, l’équipe du président Konaté doit réconcilier le monde des affaires qui a été fortement divisé depuis l’élection pour un second mandant du président Bittar dont les partisans étaient opposés à ceux du groupement des commerçants du Mali, la plus vielle organisation des acteurs économiques. Avec l’arrivé du collège, c’est donc une nouvelle page qui s’ouvre pour les opérateurs économiques maliens. Mais ceux doivent avoir à l’esprit que la mise en place d’un collège n’est ni la victoire du camp du groupement, non plus la défaite de Bittar, qui qu’on le veut ou pas, à engrangés des résultats très flatteurs à la CCIM.

Les opérateurs économiques doivent désormais dépassés les clivages et les querelles personnelles pour s’unir autour de l’essentiel, que la CCIM, qui doit rester la maison de tous les acteurs économiques qu’ils soient des secteurs commerce, industrie ou service.

A regarder de la composition du collège transitoire, on relève que le ministre du commerce et de l’industrie qui pilotait le dossier a fait l’effort de représenter de façon équilibrer les deux tendances dans le bureau. Le président Konaté avait le profil le mieux indiqué pour diriger le collège sur les onze candidatures reçues. En effet, l’homme n’a jamais été au premier plan lors des rivalités entre les deux tendances ci-dessus citées. Outre cet aspect, la personnalité du nouveau président apparait comme un atout supplémentaire pour mettre de l’ordre à la CCIM. En effet, Mamadou Tiény Konaté a un niveau de formation appréciable car étant diplômé d’études spécialisées en sociologie de l’entreprise et aussi spécialisé en Organisation et Méthode de gestion d’entreprise de l’Université Catholique de Louvain-la-neuve, Belgique.

Aussi, M. Konaté connait parfaitement la CCIM pour avoir été durant quatre ans, conseiller du président Bittar. S’y ajoute sa culture islamique qui fait de lui l’un des membres fondateurs du Haut conseil islamique du Mali. C’est dire que le président du collège est un homme de foi et de confiance. Déjà lors de la prise de fonction, il a affirmé que l’ambition de son équipe n’est pas de créer des problèmes à qui que ce soit, qu’il n’y aura ni chasse aux sorcières, ni règlement de comptes. Il s’agira maintenant pour lui de faire partager sa vision aux autres membres de son équipe mais aussi aux autres acteurs du secteur. C’est seul à ce prix qu’il pourra réussir sa délicate mission de rassembler le secteur privé.

Youssouf CAMARA

L’Indépendant du 19 Novembre 2012