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Le mardi, face à la presse, le président ATT a déploré l’ampleur prise par le code des personnes et de la famille et l’avion de la drogue par le manque de communication.

Au moment où la contestation des associations islamiques battait son plein contre l’adoption du code des personnes et de la famille, ATT avait déploré l’absence de communication et surtout le fait qu’il était seul à gérer le problème. Il s’était confié à l’époque à une radio étrangère.
Le mardi 8 juin à Koulouba, à l’occasion de sa traditionnelle conférence de presse marquant l’anniversaire de son accession au pouvoir, ATT a rebondi sur une question pour faire le même constat. « La communication a fait défaut et a été désastreuse », a regretté le chef de l’État.

ATT a parlé de la démarche qu’il avait engagée auprès du Haut conseil islamique (HCI) et de la société civile, dans le cadre du dialogue et d’une bonne compréhension du document.

Le code renvoyé à une deuxième lecture attend d’être voté par l’Assemblée nationale. « Le Mali n’a jamais été contre le mariage religieux, moi-même je suis passé par là en tant que musulman, il en est de même pour le Premier ministre et le gouvernement », a fait savoir le chef de l’État. Selon lui, sur les 1142 articles du code, les divergences ne portent que sur une dizaine.

Tout comme l’absence de communication sur le code des personnes et de la famille, l’avion de la drogue, appelé « Air Cocaïne » par la presse, a été victime de la même légèreté, mais cette fois-ci délibérée. Plus de 7 mois après la découverte de la carlingue d’un avion calciné dans le Nord, dans la Commune de Bourem, le président de la République en est encore à se demander d’où il venait, ce qu’il transportait et où il partait.

Aux dires d’ATT, lorsqu’il a été informé qu’un avion calciné a été retrouvé à Bourem, il a ordonné l’ouverture d’une enquête. Mais il a affirmé que la commission d’enquête a délibérément gardé le silence le temps de boucler l’enquête.

 » Nous avions commis une erreur. Entre-temps, une radio internationale a informé les Maliens avant que nous ne le fassions », a-t-il dit. ATT a également dénoncé ce qu’il a appelé « des complicités africaines, internationales et maliennes » qu’il a jugées « malsaines ».
Selon le président de la République, au cours des enquêtes, il n’a été trouvé nulle part, à l’Asecna ou à l’Agence nationale de l’aviation civile (Anac), une trace du plan de vol de cet aéronef.

Notre pays, a-t-il assuré, a porté plainte contre X, « pour atteinte à la sécurité aérienne du Mali ». A ses dires, un pays qu’il n’a pas nommé s’est déclaré, il y a deux mois, intéressé à venir voir l’avion. « Je ne sais pas pourquoi cet intérêt manifeste « , a-t-il fulminé.

Abdrahamane Dicko

10 Juin 2010.