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Pour asseoir sa crédibilité, le CNSC doit relever un chapelet de défis : bonne gouvernance, gestion transparente des ressources, alternance etc.. A la faveur de l’Assemblée générale tenue les 26 et 27 mars, le président sortant Ibrahim Allaye Touré a été reconduit à son poste. Mais les urgences se font plus pressantes.

« De 2003, à ce jour, la société civile a beaucoup évolué dans sa diversité, sa structuration et sa philosophie. De plus, il existe un environnement beaucoup plus favorable aux organisations de la société civile. Ces faits, nous posent des défis », a indiqué le président du CNSC, Ibrahim Allaye Touré.

Parmi ces défis, on retient un chapelet d’urgences : la création d’un cadre de la société civile pour le développement, la gestion transparente des ressources, l’alternance, la bonne gouvernance, la formation d’une organisation capable de renforcer les capacités de ses membres, la construction d’un système de veille propre à la société civile pour suivre la mise en œuvre des politiques du gouvernement, l’adoption d’une stratégie pour la mobilisation des ressources humaines, matérielles et financières, faire asseoir la crédibilité du CNSC.

Tout en réitérant son engagement pour ces objectifs assignés au CNSC, son président Ibrahim Allaye Touré a rappelé les difficultés qui ont jalonné le mandat qui s’achève et qui dénote d’une sclérose de l’organisation.

Il a cité le non lancement officiel de la naissance du Conseil auprès des hautes autorités, l’insuffisance de la participation aux réunions de bureau, la non tenue des assemblées générales annuelles, la non mise en place du secrétariat permanent du Conseil, le non paiement des cotisations etc.

Selon lui, le CNSC doit s’impliquer dans la résolution de toutes les questions et programmes qui concernent notre pays comme la décentralisation et les reformes de l’Etat, amener les décideurs à prendre des décisions pertinentes dans l’intérêt de tous et proposer des orientations et des programmes économiques, sociaux et culturels permettant de tirer le maximum de bénéfices des ressources potentielles de notre pays.

Les pouvoirs attendent mieux de la société civile

Le but du Conseil National de la Société Civile (CNSC) est de rassembler les potentialités et ressources, capitaliser les expériences et les compétences permettant aux organisations de la société civile de se positionner comme force de participation avec des actions plus significatives et directes envers les populations qu’elles représentent.

L’objectif est d’arriver à une forme organisationnelle qui permet une présence des acteurs de la société civile à toutes les instances de prise de décision et à tous les niveaux (national, régional et local).

Selon le Secrétaire général du ministère de l’Administration territoriale et des Collectivités locales, Mamadou Seydou Traoré, représentant le ministre, les avancées constatées restent encore largement en deçà des immenses possibilités de la société civile et ce, malgré toute l’attention dont elle fait l’objet de la part des hautes autorités du pays.

« La qualité du partenariat que l’Etat attend de la société civile est liée à sa capacité de jouer le rôle qui lui revient dans le développement politique, économique, social et culturel de notre pays », a-t-il indiqué.

Il a cependant rappelé la participation de la société civile dans l’élaboration de la loi d’orientation agricole (LOA), l’élaboration du cadre stratégique pour la croissance et la réduction de la pauvreté (CSRP 2007-2011), ainsi que son implication dans la réflexion sur l’efficacité de l’aide à travers la déclaration de Paris.

B. Daou

04 avril 2008.