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Le Comité national olympique et sportif du Mali (Cnosm) est d’un certain point de vue l’organisation faîtière des fédérations sportives. Ils travaillent en parfaite symbiose pour l’intérêt du sport.

Le Comité national olympique (CNO) peut-être considéré comme une confédération, c’est-à-dire l’organisme au sein duquel se retrouvent toutes les fédérations nationales sportives. Il peut, à cet effet, être considéré comme une organisation faîtière. C’est la représentation nationale du Comité international olympique (CIO) qui en compte 205. Ces comités fédèrent, sous l’autorité du CIO, tout ou partie du mouvement sportif national.

Le bureau du comité est élu par les délégués des fédérations pour un mandat bien déterminé. C’est une instance suprême qui est souvent appelée à jouer l’interface entre l’Etat et les fédérations nationales qui ont un agrément du ministère chargé des Sports. Il est donc l’interlocuteur légal du Mouvement sportif et olympique nationaux auprès des autorités publiques.

Au Mali, le Comité national olympique et sportif (CNOSM) intervient dans la résolution des crises au sein des fédérations, la formation des dirigeants administratifs et techniques. Comme les autres CNO, il réfléchit, élabore et met aussi en œuvre des stratégies de développement des différentes disciplines sportives.

Parapluie politique

Seuls les CNO sont habilités à sélectionner un athlète pour participer aux Jeux olympiques. Selon un spécialiste de la question, « les CNO sont parfois des paravents politiques. Taïwan est ainsi représenté par un CNO, mais ce dernier n’a pas le droit d’arborer son drapeau ni son hymne national en raison du différend politique l’opposant à la Chine ». Le drapeau de la délégation olympique de Taïwan est celui de son CNO et son hymne est l’hymne olympique.

Lors du boycott des Jeux olympiques de Moscou 1980, certains CNO des pays occidentaux décidèrent de ne pas suivre ce mouvement afin de ne pas pénaliser leurs athlètes. Pour marquer leur désaccord à propos du déclenchement de la guerre en Afghanistan, cause du boycott, ces CNO rangèrent leurs drapeaux et hymnes nationaux et utilisèrent le drapeau et l’hymne olympique.

Le Cnosm a vu le jour en 1962 sous le nom du Comité national olympique (CNO) du Mali et a été reconnu par le CIO en 1963. Le CNO deviendra Cnos en juillet 1999 suite à la fusion de deux associations : le Comité national olympique du Mali et le Comité national des sports du Mali.

De sa création à nos jours, le CNOS-Mali a participé sur invitation du Comité international olympique (CIO) à tous les JO de Tokyo 1964 à Sydney 2000. A l’exception bien sûr de Montréal 1976 boycotté par l’Afrique qui entendait ainsi dénoncer la politique raciale de l’Afrique du Sud.

De 1962 à nos jours, 4 hommes ont dirigé le CNOS-Mali : Henri Corenthin (1962-1977), Lamine Kéita (1977-1999), Alioune Badra Diouf (1999-2000) et Habib Sissoko depuis 2000.


Abdrahamane Dicko

25 Juillet 2008