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A quelques mois seulement des élections municipales de 2009, le CNID-FYT, un des partis du mouvement démocratique, s’enfonce chaque jour davantage dans une crise sans précédent.
Une crise entretenue par les responsables eux-mêmes qui sont supposés être les gardiens du temple. Ces derniers, animés par on ne sait quelles motivations, s’adonnent aujourd’hui à une guerre de leadership dont l’issue risque d’être fatale à ce parti qui a donné tant d’espoir au peuple malien.

Les simples militants entre temps ne savent plus à quel saint se vouer. Qui a raison ? Qui a tord ? Ce sont là deux questions qui reviennent sans cesse dans les débats au niveau des structures de base chaque fois que l’une des tendances donne sa version des faits.

Et pourtant, à y voir de très près, le fossé d’incompréhension n’est pas aussi large encore moins profond comme on peut le penser. La preuve : aucune des tendances en conflit n’envisage nullement une séparation.

En effet, la tendance favorable au président du parti, Me Mountaga Tall, ne demande ni plus ni moins qu’un mea-culpa de la part de N’Diaye Bah secrétaire général du parti et de celle de la présidente nationale des femmes, Mme Tall Hawa Touré.

Quant à ces derniers, seule une levée des sanctions de suspension qu’ils jugent illégales, peut ramener la cohésion et l’unité au sein du parti.

Ces deux postions sont-elles inconciliables ? Pour l’intérêt du parti et par respect pour les nombreux Maliens qui ont fait confiance à ce parti, la réponse est négative.

Me Mountaga Tall et N’Diaye Bah doivent accepter aujourd’hui de faire la paix des braves.
Dans ce conflit fratricide, il n’y aura ni vainqueur, ni vaincu.

Le seul vainqueur c’est le CNID-FYT.


Birama Fall

11 février 2008.