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CLOTURE DU SEMINAIRE TECHNIQUE DE L’AGEPAR

Deux jours durant, l’Association des Gestionnaires et Partenaires Africains des Routes a fait l’état des lieux des réformes institutionnelles au cours des quinze dernières années dans le secteur des routes. Ils étaient appelés également à plancher sur la gestion des dossiers d’Appel d’offres, des marchés d’entretien à obligation de résultat et sur la qualité même des services.

Au terme de deux jours de débats et d’échanges, la 11e assise de l’AGEPAR a été sanctionnée par une déclaration dite de Bamako sur les réformes institutionnelles opérées dans le secteur des transports en Afrique au cours des quinze dernières années.

Les membres de l’AGEPAR et les participants aux assises, après avoir passé en revue les différentes communications, fait l’état des lieux des réformes dans les différents pays, ont fait des constats par rapport aux objectifs des réformes, à la mise en oeuvre des réformes. Cette mise en oeuvre a abouti selon les participants, à des résultats mitigés en deçà des attentes et parfois marqués par de graves faiblesses.

Les participants aux travaux de l’AGEPAR à Bamako ont réaffirmé l’importance des transports et la place de choix des réseaux routiers dans le développement socio-économique de nos Etats, la nécessité d’une gestion efficiente des transports routiers et des administrations routières, la nécessité de garantir un financement suffisant et pérenne pour l’entretien routier.

Les participants recommandent

– l’appui soutenu des Gouvernements au développement du secteur des transports en général et du sous-secteur routier en particulier par un accroissement significatif des investissements ; l’évaluation de la mise en oeuvre des différentes réformes institutionnelles opérées dans les administrations routières de nos Etats ;
– une analyse approfondie des nouvelles réformes assortie d’un mécanisme de suivi-évaluation avant leur mise en oeuvre ;
– la restructuration du système de l’entretien routier intégrant les données sociales et économiques des différents Etats ;
– la création de Fonds d’Entretien Routier de 2ème génération résolument au service des administrations routières et le renforcement de leurs ressources.
– une meilleure coordination des interventions des partenaires au développement dans le secteur;
– l’élaboration de programmes de formation initiale et continue au métier de l’entretien routier, adaptées au contexte des Etats.

Le représentant des participants a remis au ministre Abdoulaye Koïta les conclusions des travaux pour transmission à ses collègues. Le ministre de l’Equipement et des Transports a félicité l’AGEPAR pour la qualité des documents produits et pour leur engagement à faire de la route un instrument privilégié de développement dans les pays africains.

La route dira le ministre favorise l’intégration entre les peuples et permet la répartition des richesses entre les zones déficitaires et les zones excédentaires.

Le ministre Abdoulaye Koïta a estimé que la réalisation des objectifs de l’AGEPAR est intimement liée à l’émergence d’un secteur privé dynamique, considéré aujourd’hui comme le moteur du développement.

« Quant aux administrations, gestionnaires du réseau routier, elles doivent être outillées pour mener à bien leur mission de planification et de programmation des travaux » a indiqué Abdoulaye Koïta.

Il a apprécié la démarche qui a été adoptée dans le cadre du dossier type d’Appel d’Offres des marchés à obligation de résultat. Il pense que la nouvelle formule de passation des marchés va combler les attentes des populations.

Il a invité les participants à persévérer dans le sens des réformes institutionnelles tout en mettant l’accent sur la bonne qualité des services en adéquation avec les ressources disponibles.

Enfin Abdoulaye Koïta a donné l’assurance aux délégués aux assises de l’AGEPAR d’être leur porte-parole auprès des plus hautes autorités.

Tiémoko TRAORE

27 février 2006.