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Lancée depuis un mois environ toute l’étendue du territoire national, la révision des listes électorales a pris fin mardi.

L’intense campagne de sensibilisation menée durant le mois d’octobre a porté fruit. En effet, en plus de la sensibilisation effectuée par les médias, les partis politiques ont poussé leurs adhérents à aller se faire inscrire.

Aussi, les derniers jours, à Bamako, une forte affluence au niveau des commissions administratives était perceptible, amenant ainsi, les responsables des commissions administratives de la capitale à affirmer que le taux d’inscription actuel, était plus élevé que lors des années électorales passées.

Cette mobilisation est le signe de la forte implication de la classe politique, avec les formations qui figuraient en grand nombre dans les commissions administratives. Chaque parti était représenté par un titulaire et un suppléant.

Egalement, cette année, les équipes des commissions administratives ont été renforcées par 18 agents envoyés par l’administration dans toutes les communes.

Dans les six communes du district, la priorité a été accordée aux nouvelles inscriptions qui concernent les jeunes nés en 1989 et qui pourront voter en 2007, car ils auront 18 ans.

Ce travail était alors effectué à partir de données fournies par les cahiers du recensement administratif à caractère électoral de 2001.

Les cahiers « à problème », i.e, comportant les enregistrements de 2 quartiers, sont gérés par des agents désignés par la commission qui font le tri et confectionnent 2 cahiers distincts.
En Commune VI par exemple, le nombre d’enfants atteignant l’âge de voter en 2007, s’élevait à 5376. Dans les logements sociaux de Moussabougou, 1901 nouveaux électeurs étaient recensés. Tous les bénéficiaires de ces logements avaient été au préalable radiés dans leurs communes de départ pour être ensuite pris en charge dans leur circonscription d’accueil, et nombreux étaient ceux qui venaient se faire recenser pour figurer sur les nouvelles inscriptions, a expliqué Siaka Koné, président de la commission administrative du centre secondaire d’État-civil de Magnambougou.

Les commissions administratives ont connu beaucoup de difficultés avec de nombreux électeurs qui ont attendu la dernière minute pour venir se faire inscrire, créant des bousculades qui ont ralenti la progression des travaux en Commune V.

Cependant, le problème a été vite résolu grâce à Amadou Diallo, premier responsable de la commission, qui a décidé de porter le nombre des agents recenseurs de 1 à 7. De même, le personnel affecté à la table des radiations a été multiplié dans la même proportion.

Afin d’aller vite, des fiches de radiation ont été distribuées aux électeurs qui les remplissaient. Les fiches étaient ensuite ramassées et remises au rapporteur pour être numérotées.

Mr Diallo a déploré le fait que la sensibilisation ne se faisait pas à temps à Bamako et que les gens attendaient la dernière minute pour venir se faire recenser.

Selon lui, la pression du dernier jour était à la base de toutes les tensions enregistrées, et même 10 jours de prolongation n’auraient pas suffis pour résorber l’affluence, a-t-il expliqué.

En Commune IV, bien que tous les partis politiques n’étaient pas représentés dans la commission administrative, les travaux n’ont pas été entravés, a assuré Ibrahima Bia Zerbo, président de la commission ; et pour pallier cette situation, agents envoyés par l’administration ont été obligés de travailler à plein temps, a expliqué Mr Zerbo.

En Commune III, la révision des listes électorales s’est déroulée quasi normalement. Seul, un problème ayant trait à la correction dans l’orthographe des noms, dans la transcription des âges et des fonctions, a été noté.
Si dans d’autres communes, les commissions se gardaient de porter des modifications sur les cahiers de recensement, en commune III, Samba Fofana, premier responsable de la commission, lui a pris la décision de corriger ces documents de référence.

Il est à noter que même si la clôture de la révision des listes a eu lieu, les réclamations et les corrections continueront jusqu’au 20 novembre et la commission, elle-même, siégera jusqu’au 31 décembre prochain et seuls les détenteurs des fiches et cartes jaunes sont habilités à faire des réclamations.


02 novembre 2006.