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jpg_une-61.jpgLa mise hors d’état de nuire des deux malfrats a été un « ouf » de soulagement chez les populations de la localité grâce à la collaboration desquelles la gendarmerie a démantelé aussi un réseau de voleurs de bétail.

Tout est parti d’informations obtenues par le commandant de la brigade territoriale de gendarmerie, l’adjudant chef Idrissa Togola auprès de sources qui ont voulu garder l’anonymat. Après avoir recueilli suffisamment d’informations précises sur les bandits, le CB a dépêché nuitamment son adjoint, l’adjudant chef Zoumana H. Maïga au point kilométrique 18 de la Route nationale 7. Ce dernier devait, à partir des instructions reçues, s’associer avec les gendarmes en service au poste de péage de la direction régionale des routes et ceux du poste de sécurité et de contrôle. Le groupe, une fois constitué, devait mener des investigations sur la présence d’individus armés dans le secteur indiqué. La précision de l’information permit aux pandores de prendre les malfrats la main dans le sac.

Moussa Samaké et Salia Sanogo, armés de pistolets et de machettes, avaient intercepté des motocyclistes comme il y en a beaucoup dans la contrée. Après les avoir braqués, ils les dépouillèrent de tous leurs biens, avant de les obliger à s’allonger à même le sol. Les bandits intimèrent aux malheureux de rester le menton collé au sol pour ne pas voir par quelle direction ils allaient s’éclipser. Pendant que le duo de malfaiteurs était en train d’appliquer son plan de fuite, les gendarmes apparurent comme par enchantement. Les bandits tentèrent de prendre la poudre d’escampette. Mais c’était sans compter avec la vélocité des gendarmes et surtout leur professionnalisme.

Moussa Samaké et son compagnon furent arrêtés et leurs prisonniers libérés. La fouille corporelle sur le théâtre des opérations a permis à l’équipe de l’adjudant chef Zoumana H. Maïga de retrouver sur Moussa Samaké un important lot de matériels dangereux. Il comprenait, entre autres, des cartouches de calibre 12, deux couteaux « commandos », un bâton de protection, une tenue militaire, un agenda, une torche, un téléphone portable, et une casquette militaire.

Du pain sur la planche

Conduits à la brigade territoriale de la localité, Moussa Samaké et son complice ont reconnu les faits qu’on leur reprochait. Ils ne pouvaient en être autrement puisqu’ils avaient été pris en flagrant délit de braquage, de vol et de menaces de mort sur de paisibles citoyens. Enfermés avant d’être déférés devant le juge à compétence étendue de la circonscription l’un des deux hommes a réussi s’évader du violon. Il court toujours et pourrait reprendre ses activités illicites pour troubler la quiétude des populations. Salia quant à lui, est toujours incarcéré à la prison de Kadialo.

Les gendarmes ont-ils oublié que Moussa Samaké est un professionnel aguerri ? Ou ont-il fait preuve de laxisme ? Dans la commune, ces questions reviennent encore sur toutes les lèvres. Car personne ne peut ou ne veut comprendre comment un homme aussi dangereux peut-il s’évader avec une telle facilité. Pour répondre à ces deux interrogations, les gendarmes se sont fait un point d’honneur à remettre la main sur le fugitif. D’intenses recherches sont actuellement entreprises pour le coincer avant qu’il ne commette d’autres délits ou crimes.

Pendant que cette affaire n’est pas encore close, une autre commune du cercle, celle de Misseni, fait face à un nombre impressionnant de vols de bétail. Les gendarmes ont du pain sur la planche actuellement pour assurer la sécurité dans la circonscription.
Dans cette commune rurale située à 47 km du chef-lieu de cercle de Kadiolo, les populations, essentiellement des agriculteurs, ont été ces derniers mois frappées par une vague de mortalité des bovins et autres animaux domestiques due à des maladies animales et des difficultés alimentaires. En plus de ces pertes naturelles, beaucoup de villageois ont été victimes de vols de bovins. Informé par les autorités administratives et politiques et même des paysans, le commandant de la brigade territoriale de gendarmerie l’adjudant chef Idrissa Togola a aussitôt mis son mécanisme de recherche en branle, pour retrouver les voleurs de bétail.

Dans la nuit du 7 au 8 octobre dernier, le commandant Togola et deux de ses adjoints, respectivement l’adjudant chef Modibo Kouyaté et l’adjudant chef Zoumana H. Maïga, reçoivent des informations anonymes en provenance de la commune de Misseni. Ces informations faisaient état de la présence d’un groupe d’individus présumés auteurs des vols de bétail perpétrés à l’intérieur de la commune.
Étant donné que dans le cadre de la lutte contre l’insécurité, tous les renseignements, toutes les informations anonymes nécessitent une vérification, le commandant de la brigade territoriale de gendarmerie Idrissa Togola a dépêché discrètement sur les lieux une équipe conduite par l’adjudant chef Modibo Kouyaté.

C’est ainsi que cette équipe de gendarmes, après une investigation croisée avec l’équipe de l’adjudant chef Ag Aly en service au poste de sécurité de la commune de Misseni, a procédé à l’arrestation de cinq individus : un commerçant, deux bouchers, un berger, un cultivateur sur lesquels pèsent de lourds soupçons. Conduits au poste de sécurité le plus proche, les cinq individus ont fait des aveux qui ont permis aux pandores de les mettre à la disposition du juge de paix à compétence étendue pour la suite des enquêtes.

C. BATHILY

AMAP – Kadiolo / Essor du 23 octobre 2008