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Et la société Mali Univers se voit dans l’impossibilité de faire la mutation des titres de propriété à leurs noms. Une affaire qui va faire des vagues. Dans le cadre de la collaboration qui la lie à la BHM en vue de réussir son programme de logements sociaux, la société Mali-Univers en plus des terrains nus (TF) qu’elle apporte, a procédé à la construction de certains logements sur financement supposé de la Banque.

Le premier programme réalisé avec la BHM était la construction de 220 habitations au quartier Faladié Sema près de la Cité BIAO.

Depuis, trois autres ont suivi : Sotuba, Sotuba extension et Woyowoyanko pour un coût global de près de 2 milliards.

Ces maisons construites sont commercialisées par la banque de l’Habitat elle-même qui les place en location – vente. Le principe au départ était clair, selon le directeur général de Mali-Univers.

A l’en croire, la société Mali-Univers doit être remboursée, soit se faire rembourser à partir des montants versés mensuellement par les occupants des lots ou sur le crédit consenti par la banque au profit de certains clients afin de payer la valeur de la maison.

Le flou découvert

Depuis quelque temps, les occupants de la Cité Mali-Univers exercent une certaine pression afin de contraindre le directeur général de la société à procéder à la mutation du titre de propriété à leur nom, le prix étant épongé pour certains.

Mais ne disposant d’aucune information sur le paiement intégral de la valeur, condition sine qua non pour le transfert, le Dg Yacouba Coulibaly a, par une correspondance en date du 7 août 2006, invité tous les occupants des logements Mali-Univers à produire la preuve attestant le versement intégral de la valeur des maisons devant être constaté par un certificat de non endettement délivré par la banque de l’Habitat.

Avec le problème suscité par le protocole signé par certains clients de la banque dont Yacouba Coulibaly accusé de devoir la somme de 16 milliards à la banque, ce dernier, en vue de faire la situation des maisons vendues et son incidence sur ses dettes, a voulu faire le point. Selon ses propres dires, il se serait rendu à la banque afin de vérifier les écritures.

Toute chose à laquelle la Banque n’a pas voulu se soumettre dans un premier temps. Après quelques insistances, il parvint finalement à ses fins mais n’a trouvé aucune trace des versements effectués par les occupants.

Le même constat a été fait en ce qui concerne les crédits qu’elle était censée allouer à certains clients. Ledit crédit était destiné à aider l’occupant à acquitter la valeur de la maison à charge pour lui de s’engager à rembourser aussitôt les montants mis à sa disposition, mais dans un certain délai.

Pour le Dg de Mali-Univers, la BHM, malgré son engagement à mettre ce crédit à la disposition du client, n’a jamais procédé dans les faits au transfert dudit crédit aux personnes concernées. Tout ceci est aggravé par le fait qu’au lieu de diminuer les avoirs de la banque envers Mali-Univers, ceux-ci ont plutôt pris l’ascenseur.

Toute situation que conteste la société qui s’évertue désormais à faire vérifier ses comptes. Mais ce qui aujourd’hui dépasse l’entendement de plus d’un c’est l’absence au niveau de la banque du moindre document retraçant les versements effectués par les locataires de la Cité Mali-Univers.

Lesquels perdent désormais patience quant au transfert de la propriété des logements à leur nom. Chose à laquelle ne semble pas se résoudre encore la société Mali-Univers qui souhaite être fixée au moins sur une question : qui des clients ou de la BHM doit lui payer son droit ?


Oumar Diamoye

26 septembre 2006.