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Dans les différentes cités de logements sociaux réalisées par le gouvernement souvent en partenariat avec les promoteurs immobiliers privés, il est prévu des espaces vierges destinés à la réalisation des équipements collectifs.

Les 501 logements de Yirimadjo n’échappent pas à cette règle. Ainsi, au beau milieu de cette belle cité, il est laissé un grand espace sur lequel, est déjà réalisé une mosquée fréquentée par les populations.

Sur le reste de la parcelle, un projet de construction d’un mini marché est en cours de gestation Mais, le hic est que si le projet n’est pas mal en soi, certains résidents trouvent qu’il n’est pas viable. En effet, la réalisation de ce marché décidée par l’Association de développement du quartier n’est pas vue d’un bon œil par certains résidents. Pour faire aboutir leur projet, les initiateurs ont organisé une quête de 5 000 FCFA par famille.

Cependant, d’autres résidents pensent que cette Association n’aura pas les moyens conséquents pour construire un marché digne de ce nom. Ils s’inquiétent du fait que cette Association n’érige au cœur de leur quartier résidentiel un «semblant de marché» ne répondant pas aux conditions de sécurité et d’hygiène. Ils pensent qu’il faut chercher des partenaires sérieux pour construire un marché de haut standing comme c’est le cas au 1008 logements.

Les animateurs de cette fronde ont ouvert une pétition contre le projet. Dans le document, ils s’inquiétent que le marché n’entraine une prolifération de déchets plastiques et autres ordures. Aussi, ils pensent que «l’Association initiatrice du projet est illégitime et à une très faible représentativité au sein du quartier et qu’ils sont guidés seulement par le souci de satisfaire leurs intérêts personnels à travers les fonds prélevés sur la population».

C’est pourquoi, les initiateurs de la pétition démandent «la restitution des fonds prélevés sur les paisibles habitants du quartier» et s’organisent «contre la réalisation de ce mini marché».

En tout cas, faut-il préciser que la réalisation des équipements collectifs au niveau des logements sociaux est laissée à la discrétion des départements concernés par la nature de la réalisation. Par exemple dans le cas d’une école, la latitude est laissée au département de l’Education.

Y. Camara

24 Décembre 2008