Partager

L’Agence national de la sécurité routière (Anaser) a initié hier une formation sur la circulation routière à l’intention des personnes en situation de handicap à la Maison de la femme de Dar-Salam en Commune II du District de Bamako.

La cérémonie d’ouverture des travaux a été présidée par la directrice générale de l’Anaser, Mme Diadji Sacko. C’était en présence de la présidente de l’Association des personnes en situation de handicap (FEMAPH), Mme Djikiné Hatouma Gakou.

La question des personnes vivant avec un handicap a toujours constitué une préoccupation majeure dans le monde et particulièrement au Mali où elles sont estimées à environ 2.247.500 personnes, a indiqué la directrice générale de l’Agence national de la sécurité routière. «À cause de leur handicap, ces personnes sont souvent marginalisées et n’ont pas la chance de pouvoir profiter des services offerts à l’ensemble de la communauté dans les domaines essentiels de l’existence», a déploré la présidente de la FEMAPH.

Selon Mme Djikiné Hatouma Gakou, le manque d’autonomie limite l’accès aux installations publiques et la liberté de mouvement dans la vie quotidienne, des personnes vivant avec handicap. «Ces usagers vulnérables sont souvent victimes d’accidents de la circulation routière.

Plusieurs dispositions ont été promises pour la sécurité des personnes en situation de handicap dans la circulation routière, mais la plupart n’ont pas été tenues. Par exemple, l’implantation des panneaux de signalisation du handicap, le respect strict de la canne blanche, l’aide aux personne de petite taille pour la traversée de la route», a-t-elle indiqué.

Le 15 octobre décrétée, Journée internationale de la canne blanche par les Nations unies en 1969, s’inscrit dans le cadre de la mobilité, de l’autonomie et de la sécurité des personnes handicapées visuelles et permet d’attirer l’attention des usagers de la route sur la présence d’une personne qui a un déficit visuel sur la chaussée.

Selon Mme Diadji Sacko, la présente formation, envisage d’inverser cette tendance, en accompagnant les personnes handicapées à mieux se comporter sur la route. C’est aussi pour inviter les usagers de la route à mieux les accepter dans le dispositif du trafic.

Babba B. COULIBALY

Source: L’ESSOR