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Après les activités du premier semestre des 50 ans du Mali, juillet, août et septembre seront consacrés à l’assainissement, le pavoisement, la peinture, la rénovation et la plantation d’arbres. Septembre, mois du cinquantenaire démarrera par un symbole fort : la ville de Sabouciré, première ville martyre du Mali, dans la région de Kayes. En mémoire de la résistance et la chute de la capitale soninké, septembre débutera par la visite à Sabouciré, d’un monument (en construction) à grande portée historique.

Les journées du 2 au 14 septembre seront consacrées journées spéciales. Dans le cadre d’un rappel, du 16 au 22 septembre, les émissions audiovisuelles seront diffusées dont le film est intitulé « Damonzon ». Dans ces émissions documentaires, il sera présenté des témoignages d’hommes et de femmes de culture, de lettre. A la veille des festivités, il y aura une retraite aux flambeaux avant le bal populaire.
Après 2 heures de défilé militaire et civil sur l’avenue du Mali, le président de la République offrira un déjeuner à ses hôtes sous une symphonie du cinquantenaire à Koulouba.

La journée du 22 septembre continuera avec des inaugurations et une garden party au parc national du Mali de 16 heures à 19 heures. Composé de plus de 400 personnes, le mouvement d’ensemble et nos Tilyadènes (majorettes en tamasheq), accompagnés d’un tableau phonique retraceront l’histoire du Mali des temps empiriques à 2010. A minuit, des feux d’artifices boucleront la journée.

A partir du 23 jusqu’au 29 septembre des animations et des initiatives citoyennes seront organisées. Afin de faire participer les régions, le 30 septembre, Kangaba, dans la région de Koulikoro, sera la capitale du Kourouka-fougan. Ce rite ancestral, pratiqué par les chasseurs, sera présenté au public.

Rendre la fête belle
La région de Mopti aura aussi sa part de participation. Les 22 et 23 octobre, la Venise malienne organisera le grand prix de la nation des courses de pirogues.

Quant au nord, il présentera, dans son ensemble, une course de chameaux. Ce sera à la région de Sikasso de fermer la marche des tournées des régions. Le Kénédougou étant, cette année, la Capitale de la biennale, il est prévu que sa clôture soit au centre des intérêts. Les 30 et 31 décembre seront, respectivement, les journées des tout-petits, pendant lesquels il sera organisé un passage de flambeaux entre générations et un concert de fin d’année.

Les activités prévues pour rendre la fête belle sont budgétisées à de plus de 7 milliards F CFA. Les régions étant appelé à contribuer, ce demi-siècle fera un récapitulatif de notre histoire, mais aussi sera le « temps de panser les plaies » du passé a indiqué, M. Dicko, qui a ajouté que « l’heure n’est pas aux accusations ». Le cinquantenaire doit être le moment de réflexion et d’apports de solutions aux problèmes auxquels sont confrontés les Maliens a-t-il conclu.

Les problèmes auxquels sera confrontée la Commission d’organisation du cinquantenaire seront les prises en charge des délégations. Avec le laxisme dont font preuve les délégations africaines, un problème logistique pourrait se poser. Malgré tout, il est possible que des invités manquent à l’appel, car l’Assemblée de la commission des Nations unies commence le 22 septembre et celle des OMD la veille. Le Mali sera reconnaissant à la présence de toutes délégations !

Aminata A. Lah
(stagiaire)

26 aout 2010