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alioune2.jpgJeudi, au mémorial Modibo Kéita, la cérémonie d’ouverture d’un colloque pour la célébration du cinquantenaire du 1er congrès des écrivains et artistes noirs tenu en 1960 en France, a eu lieu sous la présidence du ministre de la Culture Cheick Oumar Sissoko

Ce colloque de trois jours, va enregistrer la participation d’écrivains et artistes en provenance du Burkina Faso, du Sénégal et de la Côte d’Ivoire, et du Mali.

Le 1er congrès des écrivains et artistes noirs a été tenu à l’initiative d’Alioune Diop, fondateur des éditions « Présence Africaine ».

Hommes de culture noirs des quatre coins du monde ont participé à ce congrès qui a permis l’émergence d’écrivains noirs avec lesquels, l’Occident devait compter sans oublier la décolonisation culturelle, objectif majeur des pionniers de la négritude.

Le ministre de la Culture, dans son discours, a affirmé qu’à travers ce colloque, le Mali apporte sa modeste contribution à un tel événement.

Pour le ministre Sissoko, la rencontre de 1956 a rendu possible l’estimation de l’apport des écrivains noirs à l’écriture et a surtout permis aux hommes de culture noire de s’exprimer sur une tribune d’où ils étaient absents.

Pour le représentant du bureau Unesco multi pays Mr Seck, le 1er congrès a été un événement culturel majeur du 20e siècle.

Le colloque de Bamako est, selon lui, l’expression de la solidarité et de l’échange entre les cultures africaines.

Dans le but de rendre hommage aux pères fondateurs de la négritude, Coumba Kéita, lauréate du prix de la Francophonie en poésie en niveau universitaire a présenté un poème.

18 mai 2007.