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« La fête sera exceptionnelle… »
, a promis le président de la Commission

22 Septembre 1960-22 Septembre 2010 : à cette date, le Mali aura 50 ans d’indépendance, c’est-à-dire la moitié d’un siècle. Aussi, le Président de la République Amadou Toumani Touré a tenu à en faire une fête grandiose. Du resten dès sa réélection en 2007 à la tête de l’Etat, il avait déclaré que cette fête du Cinquantenaire de l’indépendance sera l’une de ses préoccupations. Surtout il n’est pas donné à n’importe qui de coincider à un tel évènement.

Aussi, une Commission Nationale d’Organisation du Cinquantenaire de l’indépendance du Mali fut créée suivant le décret n°8490 PM-RM du 19 Août 2008, en vue de prendre toutes les dispositions pour la réussite de cet évènement inédit. Elle sera chargée “d’assurer la coordination, de concourir au bon déroulement des manifestations organisées à l’occasion de la célébration du cinquantenaire de l’indépendance du Mali”.

Parmi un lot important de prétendants, le choix a été porté sur l’ancien minsitre des Maliens de l’Extérieur et de l’Intégration Africaine de 2004 à 2007, Oumar Hamadoun Dicko. Pour qui connaît l’homme, cette confiance placée en lui, n’est pas une surprise.


Le parcours de l’homme

Né en 1956, Oumar Hamadoun Dicko est marié et père de trois enfants. Après avoir décroché son baccalauréat en Lettres Modernes au Lycée Prosper Camara en Juin 1974, avec mention “Très bien“, M. Oumar Hamadoun Dicko obtient une bourse en Côte d’Ivoire où il décroche une Licence en Droit et un Certificat en Anglais à l’Université d’Abidjan, de 1975 à 1979. Il en profite pour donner des cours de Français, d’Histoire et de Géographie au niveau collégial et secondaire dans l’enseignement privé à Abidjan (Côte-d’Ivoire).

En 1983, il retourne au Mali. En 1984, il est affecté au ministère du Plan, puis à la Direction Nationale de la Planification, ensuite à la Division des Ressources Humaines. De 1984 à 1988, Oumar Hamadoun Dicko bénéficie du Programme pluri-annuel de bourses d’études de l’Agence Canadienne pour le Développement International (A.C.D.I) à Ottawa. De 1988 à 1991, il bénéficie du Programme fédéral de bourse d’excellence du Canada.

En Août 1986, il obtient ainsi un Certificat en Aménagement du territoire de l’université Laval (Canada). Auparavant, il avait obtenu, en Juin 1983, une Licence en Sciences Politiques de l’université Laval (Canada). En Juin 1988, il décroche un Master en Sciences Politiques de l’université Laval (Canada) sur le thème “La problématique des frontières en Afrique : le cas du Mali”.

C’est ainsi qu’il devient successivement Assistant de recherche en 1986 ; Assistant de cours sur les “principes des relations internationales“ en 1987 ; Chargé de cours sur les « Relations internationales en Afrique et des dilemmes de l’Afrique indépendante“de 1988 à 1989. Il exercera toutes ces professions au département des Sciences Politiques.

Grâce à ces expériences acquises, M. Dicko effectue un stage de renforcement de capacité au minitère de l’Environnemnet d’Ottawa (Canada) et à la Direction des Projets en 1989. Ensuite, il devient Chercheur au Groupe d’Etudes et de réflexions sur les Politiques Environnementales (G.E.R.P.E) aux Facutlés des Sciences Sociales à l’université Laval (Canada) en 1990.

Au Mali, il effectuera, de Janvier à Juin 1991, un stage de formation et de recherche à l’Organisation pour la Mise en Valeur du fleuve Sénégal (OMVS) à Dakar. Après la fin de ce stage, M. Dicko devient Consultant en Développement International pour l’Agence Canadienne pour le Développement International (A.C.D.I), pour l’OMVS et pour la Banque Africaine de Développement (B.A.D).

Il rentre au pays où il devient Professeur de l’Ecole Nationale d’Administration (E.N.A) en Octobre 1993. Il y donnera des cours sur la méthodologie de la recherche, les principes des relations internationales, les Problématiques du développement en Afrique, les grands dilemmes de l’Afrique, le droit international et la protection de l’environnement, la diplomatie africaine : traditions et modernités…

En Janvier 1996, l’homme sera récompensé : il sera nommé Directeur du Centre d’Etudes, de Service, d’Appui et de Management (CESAM). C’est le début d’une ascension fulgurante.

En Avril 1997, il sera nommé Représentant résidant de Formation-Canada, un bureau d’études spécialisé dans la formation professionnelle. En Septembre 2002, il est nommé Ministre Délégué auprès du ministère des Affaires Etrangères et de la Coopération Internationale chargée des Maliens de l’Extérieur et de l’Intégration Africaine.

Vu sa forte expérience en matière de relations internationales, le Président de la République décide de créer un ministère des Maliens de l’Extérieur et de l’Intégration Africaine, dont les commandes lui furent confiées en Mai 2004.

Des missions pour une cause nationale

Vu son parcours professionnel, le fait de confier la présidence de la Commission Nationale du Cinquantenaire à M. Oumar Hamadoun Dicko n’est donc pas du au hasard En effet, grâce à une certaine facilité de convaincre, il se fera remarquer par des actions d’éclat lors de son passage au ministère au département des Maliens de l’Extérieur et de l’Intégration Africaine qu’il aura quand même marquée de son empreinte.

L’organisation d’un grand Forum de la diaspora malienne en Octobre 2003, la réorganisation du Haut Conseil des Maliens de l’Extérieur, la présence du Mali aux Nations Unies en Juillet 2006, lors du dialogue de haut niveau sur les migrations, l’organisation d’une rencontre à Rabbat (Maroc) sur les migrations Europe-Afrique, en Mai 2006. Autant d’intiatives qui ont marqué l’esprit de bien des Chefs d’Etat africains et qui sont à inscrire au compte de M. Dicko.

Sous son mandat, le Mali est devenu membre du Conseil des ministres de l’UEMOA et de la CEDEAO. Notons queepuis 2004, le Mali participe à tous les forums internationaux sur la diaspora, notamment à Bruxelles, Vienne, Tripoli, Addis-Abeba… Oumar Hamadoun Dicko avait même été surnommé “Monsieur Diaspora” par les médias internationaux, en raison de sa promptitude à défendre la cause des immigrés maliens.

C’est un personnage qui nous façonne, car il est présent sur tous les fronts où la diaspora malienne et africaine était en cause. Ce n’est pas une surprise pour nous de le voir à la tête de cette commission du cinquantenaire de l’indépendance. C’est un homme du sérail politique qu’on vient de choisir”, a déclaré un observateur de la scène politique.

On se rappelle que c’est Oumar Hamadoun Dicko qui a été chargé, par le Chef de l’Etat, de mener des campagnes africaines en faveur de Alpha Oumar Konaré et Soumaïla Cissé, pour les présidences de l’Union Africaine (U.A.) et de l’Union Monétaire Ouest-Africaine (UEMOA).

La Commission et son président

Rappelons que la Commission Nationale du Cinquantenaire de l’indépendance est composée de 12 ministères, du Gouvernorat et de la Mairie du District. Elle “proposera un programme national des manifestations et veillera à la mise en œuvre des activités programmées“. Elle “coordonnera l’organisation des festivités du 22 Septembre 2010 et des autres manifestations célébrant les dates- clé de l’accession du Mali à l’indépendance”. Elle “participera à l’information et à la moblisation des populations et des collectivités autour de la commémoration du cinquantenaire”.

C’est un honneur pour moi d’être choisi pour être président de la Commission Nationale du Cinquantenaire de l’indépendance. C’est avec la bénédiction de tous les Maliennes et Maliens que nous allons réussir cette fête grandiose qu’est les 50 ans de l’indépendance. Pour ma part, je ferai tout pour mériter davantage la confiance placée en moi par le Chef de l’Etat, Amadou Toumani Touré et son Premier ministre Modibo Sidibé. S’il plaît à Dieu, la fête sera exceptionnelle et grandiose. Je dis, une fois de plus, que c’est avec l’ensemble de tous que nous allons relever le défi de 2010”, a déclaré le président, juste après sa nomination.


Sadou BOCOUM

08 Septembte 2008