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Sous le co-parrainage du ministère de la Culture et de celui de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille, le centre culturel français vient d’abriter l’avant-première de « Ra, la réparatrice« , un film documentaire de création de Mamadou Cissé.

Produit par Farafina Danbé productions, en collaboration avec l’Organisation panafricaine de femmes, le documentaire de 26 minutes raconte la vie d’une femme « réparatrice » en mécanique. Un métier réservé depuis longtemps dans notre pays aux hommes.

C’est un film, axé sur le genre, qui essaie de briser des préjugés et de promouvoir la participation pleine et entière de la femme au développement économique, social et culturel de notre pays.

C’est un film qui valorise l’image de la femme en général et celle de la Malienne en particulière. En dépit des difficultés que rencontre l’héroïne, elle parvient à s’en sortir et à gagner sa vie convenablement.

« C’est une autre façon de prouver qu’il n’y a pas de travail spécifique réservé à l’homme uniquement et que si la femme veut elle peut pratiquer n’importe quelle fonction qu’elle désire. Ce ne sont pas les cas qui manquent actuellement dans notre pays« , commente Yaya Traoré, un cinéphile qui a assisté à la projection.

L’occasion était toute indiquée pour la secrétaire régionale de l’Organisation panafricaine des femmes pour l’Afrique de l’ouest, Mme Alwata Ichata Sahi, d’animer après la projection un débat sur le thème « Genre« .

ImageLa conférencière a salué le caractère actuel du film dans un pays comme le notre où la discrimination confine la femme à un rôle de « second couteau« , notamment en politique. Elle a dit sa conviction que le combat de ses soeurs aura raison des pesanteurs sociales qui gangrènent leur promotion.

Dans notre société, les rapports de forces demeurent favorables aux hommes au sein du foyer et de la collectivité, au travail ainsi que dans les domaines politique et économique en général. Cette situation fait que les femmes ont un accès plus limité que les hommes aux ressources et au processus décisionnel et qu’elles exercent un contrôle également plus limité sur ceux-ci.

La femme occupe toujours un rôle secondaire dans la gestion des affaires de la cité et on oublie volontiers qu’elle possède les mêmes potentialités intellectuelles que l’homme pour jouer les mêmes rôles. Mme Alwata Ichata Sahi obligatoirement l’équité pour garantir l’équilibre et la justice au sein de la société.

La conférencière a rappelé que l’égalité entre les femmes et les hommes est essentielle au développement durable dans le monde et que les femmes jouent un rôle prépondérant dans le développement de leurs sociétés.


Mariam A. TRAORÉ

L’Essor du 29 mai 2008