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«Pour être du dialogue universel et devenir acteur d’un monde qui se globalise, il importe de ne ménager aucun effort pour soutenir notre cinéma, qui signe notre présence, notre marque distinctive dans le jeu de l’image et de l’imagerie pour forger notre destin dans ce domaine».

C’est par cette phrase sans équivoque que Mohamed El Moctar, ministre de la culture s’est engagé à soutenir le cinéma malien. C’était, le 19 février 2009, à la deuxième session du conseil d’administration 2008 du Centre national de la cinématographie du Mali.

Mohamed El Moctar, ministre de la culture a présidé hier la deuxième session du conseil d’administration 2008 du centre national de la cinématographie du Mali (CNCM). Au cours de cette session, le ministre de la culture a indiqué que l’année 2008 fera date dans l’histoire de notre cinéma.

Selon lui, pour la première fois, le CNCM, l’opérateur national a assuré la production de deux longs métrages de fiction. «Fantan Fanga », co-réalisé par Adama Drabo et Ladji Diakité, dont le tournage a démarré en 2008, est aujourd’hui prêt et défendra les couleurs du Mali à la prochaine édition du festival panafricain du cinéma à Ouagadougou.


Le deuxième film intitulé
«Da Monzon, la conquête de Samagnana», réalisé par Sidi Diabaté, est actuellement en tournage à Sékoro (Ségou). Premier jet de la collection des fresques historiques de notre nation que les cinéastes ont baptisé «les classiques maliens», «Da Monzon, la conquête de Samagnana», a été présenté par le ministre de la culture comme un challenge.

Il a déclaré que le résultat obtenu par le CNCM en 2008, le réjouit particulièrement et atteste de la dynamique engagée par la direction et l’ensemble du personnel. «Elle nous conforte et nous rassure sur l’avenir de notre cinéma», a-t-il déclaré. Le ministre de la culture a estimé que le cinéma, œuvre d’art et de création, est aussi une industrie.

Pour cela, il a estimé que cela demande plus d’efforts et d’exigence, au regard des périls qui guettent notre culture, notre mémoire collective et notre identité. Concrètement, pour être du dialogue universel et devenir acteur d’un monde qui se globalise, Mohamed El Moctar a indiqué qu’il importe de ne ménager aucun effort pour soutenir notre cinéma.

Selon lui, c’est le cinéma qui signe notre présence, notre marque distinctive dans le jeu de l’image et de l’imagerie. «Notre monde a besoin de repères, nos jeunes générations en demandent, nous nous devons de répondre à cette attente pour la construction et la cohésion de notre pays», a-t-il déclaré.

Avant d’estimer que si le Mali arrive à satisfaire à l’attente des professionnels de l’audiovisuel et du grand public, il n’y a aucun doute, nous pouvons irriguer les artères du monde en y apportant notre savoir faire, mais aussi notre savoir être. Après cet engagement fort du ministre de la culture, les membres du conseil d’administration du CNCM ont analysé et adopté le compte rendu de la première session de 2008 et analysé le point d’exécution du budget 2008.


Assane Koné

23 Février 2009