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La Libye, plongée dans une transition chaotique émaillée de violences, marque mercredi sans faste ni enthousiasme le deuxième anniversaire de la chute du régime de Mouammar Kadhafi. Aucun programme officiel de festivités n’est prévu pour marquer « la libération du pays » de l’ancien régime annoncée le 23 octobre 2011, trois jours après la mort de Mouammar Kadhafi, capturé puis exécuté par des rebelles près de sa ville natale de Syrte (centre). Mardi, le gouvernement s’est contenté de féliciter le peuple, dans un communiqué, pour ce « jour décisif qui a mis fin à la tyrannie et au despotisme et a ouvert une nouvelle ère de liberté, de justice et d’égalité ».L’enlèvement il y a moins de deux semaines du Premier ministre, Ali Zeidan, n’a duré que quelques heures mais a illustré la faiblesse de l’État et rappelé aux Libyens la triste réalité de leur pays, plongé dans l’anarchie deux ans après « la libération ». Par ailleurs, des affrontements tribaux meurtriers éclatent régulièrement notamment pour le contrôle de la contrebande ou à la suite de querelles. En attendant, la feuille de route de la transition comprenant les échéances électorales devant doter le pays d’institutions pérennes est sérieusement compromise.Et les autorités n’ont toujours pas réussi à former une police et une armée professionnelles. Mardi, elles se sont félicitées de la suite favorable donnée par l’Otan à leur demande de leur fournir du conseil sur la mise en place d’institutions de défense. AFP.