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Au moment où le syndicat du CHU Gabriel Touré a décidé de surseoir à ses manifestations, le DG de l’hôpital, Dr. Abdoulaye Nènè Coulibaly, propose des travailleurs au licenciement.

Après une rencontre avec le secrétaire général du ministère de la Santé, le Syndicat national de la santé, de l’action sociale et de la promotion de la famille (SNS-AS-PF) a décidé de surseoir à ses manifestations. Il a décidé d’observer une semaine de trêve et de négocier avec la direction.

Pendant ce temps, le DG de l’hôpital, Dr. Abdoulaye Nènè Coulibaly, s’autorise à l’intimider des travailleurs. C’est le cas d’un standardiste du nom de Djimé Kanté qui est proposé au licenciement.

« Le DG m’avait convié à un entretien pour licenciement pour faute professionnelle. Dans sa lettre, il note que vu l’article 16 du code de travail il me propose au licenciement et me demande de me présenter à l’entretien organisé à cet effet. Cet entretien devait avoir lieu mercredi. C’était un début de processus de licenciement.

A la dernière minute, il m’a adressé une lettre pour me notifier que l’entretien a été renvoyé pour une date ultérieure. C’est grâce au syndicat que l’entretien a été ajourné. Le syndicat a dit que si je devrais être écouté l’ensemble des travailleurs vont être écoutés », explique Djimé Kanté, ajoutant que la menace de licenciement est toujours là.

A en croire M. Kanté, son seul tort est d’avoir mobilisé les gens lors des différentes rencontres du syndicat. Outre des propositions de licenciement, le DG a sanctionné d’autres syndicalistes. Par ces actes, les relations entre le DG et le syndicat de l’hôpital se détériorent. Une situation qui risque d’entraver le bon fonctionnement d’un service aussi profondément social.

Sidiki Doumbia

Les Échos du 04 Mai 2012