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La direction générale du Centre hospitalo-universitaire (CHU) Gabriel Touré vient des mesures contraignantes visant l’amélioration des conditions d’accueil, d’hygiène et de sécurité… Gare aux fauteurs de désordre !

Ceux qui avaient pris la mauvaise habitude de transformer le Centre hospitalo-universitaire (CHU) Gabriel Touré en une structure sanitaire du Far West vont devoir se plier à de nouvelles exigences édictées par la direction de l’hôpital. Depuis le jeudi 1er mai, de nouvelles mesures sont rentrées en vigueur qui, si elles sont strictement appliquées, permettront au CHU d’améliorer les conditions d’accueil, d’hygiène et de sécurité.

Le directeur général de Gabriel Touré, Dr. Abdoulaye Nènè Coulibaly était mardi dernier face à la presse. Il était accompagné pour la circonstance du surveillant général et
de la directrice administrative de l’hôpital. Les nouvelles mesures qui sont rentrées en vigueur concernent le changement des heures de visite et l’accès des véhicules.

Ces heures, aux dires de Dr. Coulibaly, ont été modifiées. Du lundi au vendredi, elles sont de 6 h 30 à 7 h 30 ; l’après-midi de 12 h 30 à 14 h 30 et le soir de 18 h à 20 h. Pour les samedis, dimanche et jours fériés, les heures de visite arrêtées par la direction vont de 10 h à 14 h. Les visiteurs sont aussi autorisés de 18 h à 20 h. « Il est grand temps qu’on dit halte au désordre.

Il faut un changement de comportement », a expliqué Dr. Coulibaly.
Le changement concerne aussi l’accès des véhicules. Ne seront autorisés à l’intérieur de l’hôpital que les véhicules portant des macarons, caducées et les véhicules officiels. « Nous sommes en train de faire des macarons pour les agents de l’hôpital qui, sans ça, ne peuvent accéder à l’enceinte. Du directeur au manœuvre, tous porteront des badges ».

Seront admis les véhicules immatriculés des forces de sécurité en mission, des corps diplomatiques, les ambulances, les corbillards. Pour les ambulances, Dr. Coulibaly dira qu’ils seront dirigés directement vers la morgue. « Nous savons que ça fera beaucoup de bruits, mais nous allons nous assumer », a ajouté le DG.

Les visiteurs devront se plier à la possession d’une carte de mouvement et de la carte d’accompagnement à la porte. Une seule personne accompagnera son malade. « Tous ceux qui vont entrer à l’hôpital seront identifiés par le port de badge », a-t-il déclaré.

Un autre changement de taille sera l’interdiction aux usagers de circuler dans les deux sens de la voie qui sépare l’hôpital et l’Ecole nationale d’ingénieurs (ENI).


Amadou Sidibé

05 Mai 2008