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Les visites au Centre hospitalo-universitaire (CHU) Gabriel Touré en dehors des heures indiquées constituent un véritable casse-tête.De nouvelles mesures contraignantes seront effectives à partir du 1er mai prochain. La révélation nous été faite par le directeur général de l’établissement, le Dr Abdoulaye Nènè Coulibaly. Il veut améliorer les conditions de soins et la quiétude des malades en exigeant le respect strict des horaires indiqués pour les visites.

Les visiteurs acceptent difficilement la restriction des visites à l’hôpital. Certains pour des raisons d’agenda ont de la peine à se plier à ces exigences. D’autres font preuve de mauvaise foi manifeste. Ils s’y rendent après les heures de visite indiquées de façon délibérée. Ce mauvais comportement est très souvent à l’origine de clashes entre les visiteurs, les vigiles voire les policiers dans certains cas.

Pour prévenir des échauffourées et améliorer la fluidité des soins administrés aux malades hospitalisés, la direction générale de l’hôpital Gabriel Touré fixe un accompagnant par malade. La pléthore ne sera plus acceptée.
Abdoulaye Nènè Coulibaly explique une innovation.

Il y aura désormais une carte de mouvement qui sera délivrée contre la somme de 100 à 200 Fcfa à toute personne désireuse de rendre visite à un patient en dehors des heures de visite normales qui sont fixées de 6à 8 heures le matin, de 12h30 à 14 heures dans l’après midi et de 18 heures à 20 heures le soir.

Les nouvelles mesures restrictives interdisent les humections constantes des lieux. Ainsi il est interdit de faire des ablutions ou de prier dans la cour. Sur ces aspects, le directeur général de l’hôpital donne les détails. Les visiteurs peuvent faire des ablutions et sacrifier à leur devoir de musulmans aux heures de prière dans la mosquée de l’établissement.

Les nouvelles mesures battent en brèche tous les mauvais comportements. Le constat a été établi que les accompagnants des malades font du thé sur place. Faire du thé est une pratique répandue chez nous mais un établissement hospitalo-universitaire n’est pas le lieu indiqué à cet effet. Les visiteurs dans certaines situations violent la quiétude des malades qui doivent recevoir des soins. Il faut parfois toute l’intransigeance du personnel soignant pour les faire sortir.

Le directeur explique que pour assurer la bonne application des nouvelles mesures, la surveillante, le major de garde, la police et les vigiles feront le porte à porte. Ils évacueront les visiteurs qui resteront en dehors des heures régulières de visite et qui perturbent la quiétude des malades. Seul l’accompagnant du malade, reconnaissable au badge qui lui sera délivré, pourra rester. Abdoulaye Nènè Coulibaly reconnaît que ces mesures sont impopulaires mais nécessaires. Elles amélioreront les conditions de soins.

La direction générale de l’hôpital Gabriel Touré multiplie les initiatives et les actions pour améliorer l’image de marque. Ainsi dans jours à venir, l’établissement organisera une journée de réflexion sur l’organisation des urgences. Les agents sont unanimes sur la nécessité de changer positivement l’image de Gabriel Touré dans l’opinion publique. Une campagne de sensibilisation sera menée sur le droit du malade, des accompagnants et le devoir du personnel d’un établissement hospitalo-universitaire comme Gabriel Touré.

B. DOUMBIA

22 avril 2008.