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Nous vous l’avions dit : quand la poussière de l’arène se dissipera, on saura bien qui vaut quoi. Vous savez, face à l’hyène, l’âne ne peut que se débattre pour soulever plein de poussière, mais au finish le résultat reste le même. Le FDR a senti le coup venir depuis la fin de la première semaine de campagne électorale, période à partir de laquelle il a commencé à se fendre de déclarations virulentes sur fond de dénonciations inquiétantes. Une sorte de fuite en avant qui recelait déjà l’état d’esprit ambiant au niveau de cette structure. Autant de choses qui ont fait dire à des observateurs de la scène politique que les gesticulations du FDR renvoient à la chronique d’une défaite annoncée.

En s’enfonçant dans cette voie, les différents candidats qui composent le FDR ont relâché lors de la dernière semaine de campagne, s’enfonçant dans des invectives, menaces et mises en garde maladroites au lieu de continuer à user de leur temps si précieux pour convaincre davantage les Maliennes et Maliens qui ne sont pas dupes pour distinguer la bonne graine de l’ivraie.

Seul le travail paie et naturellement les effets de manche de Oumar Mariko dans la dernière ligne droite, à des endroits qu’il avait particulièrement ciblés, ont abouti à des résultats non négligeables dans ces localités. Les nombreuses poses de première pierre et les multiples réalisations dérangeaient des adversaires tapis dans l’ombre et attendant le bon moment, parce que véritables étalons de l’ampleur des réalisations de ATT dans toutes les régions du pays.

A beau mentir qui vient de loin dit l’adage. Les sorties musclées et les procès d’intention sont inopérants devant les sages de la Cour Constitutionnelle qui ont certes pris leur temps, mais pour dire le droit. Bien dire le droit. La fraude dont on parlait, le bourrage des urnes et autres griefs brandis ça et là ne restent donc que dans l’imaginaire des plaignants. Les observateurs n’ont rien vu, la CENI n’a rien vu, les délégués des candidats dans les bureaux n’ont rien vu et ont signé les PV sans réserve, seuls les candidats et leur garde rapprochée ont vu ces fraudes et bourrages des urnes. La Cour constitutionnelle a raison de souligner que ce procédé ne saurait être opérant.

Alors, le verdict tombe comme une gifle, confirmant ce que tout le monde savait déjà – la victoire au premier tour de ATT- mais en ajustant à la hausse le taux publié par le Ministère de l’Administration territoriale.

Avec pareil score ATT a de quoi jubiler, mais sachant raison garder, il déclare mesurer avec « gravité » et « humilité le poids de la responsabilité ». Ceci appelant cela, il rassure ses adversaires : « J’aurai besoin de l’implication de toutes les maliennes et de tous les Maliens. C’est à ce prix que nous relèverons les défis, au service du seul Mali ».

Qui dit mieux ?

kulubalikéni

14 mai 2007.