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Commençons par saluer l’année nouvelle qui, nous le souhaitons, sera une année de paix et d’espoir, de paix dans l’ensemble de notre pays et espoir pour notre sport national, mais surtout une année de résultats positifs pour notre football qui n’arrive pas jusqu’à présent à occuper sa vraie place dans le concert du football africain !

Pour la conquête de cette place souhaitée par les supporteurs de notre sport roi, le bureau exécutif de la Fémafoot vient de faire appel à Henry Kasperzack, celui-là même qui avait dirigé les Aigles lors de la Can que notre pays avait organisée en 2002.

Sous la direction de ce technicien de poigne doté d’une intelligence hors pair et d’un sens tactique élevé, les Aigles d’alors loin de la maturité sportive s’étaient tout de même classés 4e de cette Can et ça n’était forcément pas un mauvais résultat. Au contraire !

Avec son expérience du football africain pour avoir entraîné au Maroc, en Côte d’Ivoire, en Tunisie, au Sénégal et au Mali sans oublier sa connaissance de la mentalité africaine et des réalités de notre pays, nous pouvons affirmer que ce choix du bureau fédéral a été bien inspiré.

Kasperzack qui, depuis 2 ans s’occupait dans son pays d’origine la Pologne de la formation des entraîneurs, doit s’accommoder rapidement avec ses habits d’entraîneur et se dire surtout qu’il est revenu dans un pays de football et de passionnés aux attentes nombreuses. C’est pourquoi il doit être aidé par toutes les composantes de notre foot à commencer par les médias même s’ils doivent conserver leur esprit de critique.

Le nouvel entraîneur des Aigles et son nouvel adjoint, Cheick Oumar Koné, qui du reste mérite aussi ce poste après ses brillants résultats au Faso, ce nouveau staff dis-je doit être aidé par une bonne organisation autour de l’équipe nationale. Arrêter le pilotage à vue, mettre en place un staff restreint compétent et efficace autour de l’équipe en dehors du bureau fédéral et constituer de gens du football sans oublier les partenaires du département des sports devront être les chevaux de bataille du président Boubacar Baba Diarra et de son 1er vice-président chargé de l’équipe nationale.

Oui il est grand temps de revoir, entre autres, les conditions de voyage des Aigles, leur restauration mais aussi instaurer une discipline digne d’une sélection nationale. Quand on accepte de venir en sélection, on doit accepter de respecter ses principes et mouiller le maillot. En somme on a des droits mais aussi des devoirs ! Et voilà le Chan qui arrive, là aussi le peuple du football malien attend des résultats après le tournoi de l’Uémoa raté à Abidjan.

L’entraîneur des Aigles locaux Djibril Dramé et ses hommes ayant eu la préparation souhaitée ont l’obligation de résultat en Afrique du Sud. Il est temps que notre sport national récompense les plus méritants et sanctionne les fautifs c’est le seul passage obligé pouvant constituer une bonne source de motivation pour de lendemains meilleurs.

Djibril Traoré

Les Echos du 07 Janvier 2014