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Encore une fois, la preuve est là, notre football dans son ensemble a un problème de mental en plus des autres maux qui ont pour nom: manque d’organisation, de préparation d’une manière générale et j’en passe! Oui, l’échec des Aigles locaux à Abidjan après la brillante victoire sur les éléphants est très indicatif. Le signe indien demeure, nous commençons toujours bien les tournois en donnant beaucoup d’espoir aux supporters maliens pour tomber après dans les travers.

Cette non qualification des Aigles locaux pour la finale de ce tournoi Uemoa a été très mal digérée par les amateurs du foot malien, mais au-delà de cette déception c’est le nouveau bureau fédéral de la Femafoot qui est interpellé comme pour lui dire que la tache qui l’attend est immense et ardue. J’ai envie de dire au président Baba Diarra et à son bureau que le temps presse et que les Maliens comprendront difficilement qu’ils ne fassent pas mieux que leurs prédécesseurs. C’est vrai il faut rassembler les acteurs de notre football et écarter tout problème de personne, mais il faut aussi et surtout des résultats.

Il faut que Baba Diarra mette rapidement le reste de son personnel en place et que les plus compétents occupent le terrain à ce niveau. Les places ne doivent pas surtout être des récompenses car il est très attendu à ce niveau et il doit le savoir. Les postes de sélectionneur, de manager, de chargé de compétitions internationales et de compétitions nationales sont des postes très importants dans le football moderne. Et peut être même nommer un porte parole de la fédération. A ces postes, il faut des hommes aptes, disponibles, ayant une certaine envergure et surtout beaucoup de personnalité et maîtrisant les contours du football moderne.

Au Mali, les hommes valables sont légion il suffit de leur faire confiance en les respectant. Aujourd’hui, l’heure n’est plus à des querelles stériles, il faut se mettre au travail avec l’aide de tout le monde, surtout les journalistes de sport qui doivent c’est vrai garder leur liberté de critiquer mais sans oublier d’aider en faisant des propositions concrètes dans la sérénité et l’entente, entente d’abord entre nous même et éviter surtout qu’on nous utilise comme arme des uns contre les autres comme cela a été le cas dans un passé ressent.

Dès maintenant, la Femafoot doit se fixer des objectifs clairs dans le temps, et marquer un temps d’arrêt après tous les six mois par exemple pour faire le bilan de ce qui a été fait et ce qui reste à faire. Et pour finir, je dirais qu’il est temps d’organiser et pourquoi pas dans l’immédiat les assises de notre football pour écouter tous les acteurs de notre sport roi afin de prévoir les remèdes appropriés. Et tout cela doit être fait en bonne intelligence avec le département des sports qui doit aussi à mon avis maintenant revoir la politique sportive de notre pays après tant de déception et d’échec.

Djibril Traoré

04 Novembre 2013