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Christopher Trott qui était l’ambassadeur de la Grande Bretagne au Mali avec résidence à Dakar est parti il y a trois ans. Il avait soutenu plusieurs projets avec le Haut Conseil Islamique à Tombouctou et avait montré beaucoup d’enthousiasme pour la promotion de l’islam soufi au Mali. Il est aujourd’hui consul général de la Grande Bretagne à Capetown et se trouve à Bamako, à la demande de son gouvernement et dans le cadre de la crise qui frappe notre pays. Nous lui avons posé trois questions.

Le Républicain : L’Ambassade britannique est-elle fermée pour la seconde fois en dix ans ?

Chris Tott : Pas du tout. Nick Griffiths, le dernier ambassadeur a certes été admis à la retraite mais l’ambassade fonctionne après une courte période où elle avait été fermée. Elle dispose même d’un chargé d’affaires, Richard Austeen, en attendant l’arrivée du futur ambassadeur vers la fin de l’année.

Qu’est ce que cela vous fait de revenir au Mali ?

De l’émotion et de la joie. Même si je suis triste pour ce qui arrive à ce beau pays et même si je suis malheureux de ne pouvoir aller à Tombouctou dont je suis citoyen d’honneur.

Avez-vous encore de l’espoir pour le Mali ?

Absolument. Ce sont des moments difficiles mais l’avenir n’est pas bouché. Malgré le coup d’Etat contre Amadou Toumani Touré, la presse malienne est libre et la société civile reste vibrante. La Cedeao est attachée au retour à la légalité, dont la présidence est assurée par Dioncounda Traoré. La Grande Bretagne supporte ces efforts.

Elle espère que le gouvernement s’attèlera vite à rétablir l’intégrité territoriale et à préparer de bonnes élections. C’est notre point de vue que l’armée ne doit pas être en politique. Nous annoncerons bientôt notre réponse à la crise humanitaire qui frappe le Mali et comme vous le savez, à travers Dfid et les Ong internationales, un programme d’urgence est en cours.

Propos recueillis par Adam Thiam

29 Mai 2012