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Au Mali, chaque aire culturelle a ses pas de danse propres même s’il existe aujourd’hui un effort des artistes de les vulgariser en les modernisant.
Au Mali, depuis des temps immémoriaux, chaque contrée a sa chorégraphie, ses pas de danse lors des réjouissances populaires ou des rituels. C’est ainsi que dans le Wassoulou, nous avons le « sogoninkoun », qui est une danse très vivace.

Dans le Kénédougou, c’est beaucoup plus le balafon, le Mandé se signale par le « madan ». Dans les régions du Nord, c’est beaucoup plus le « takanba » et la chorégraphie du pays Dogon est liée aux fêtes des masques. Pendant qu’à Ségou, l’on retrouve le « djandjigui » qui est à la fois une musique et une chorégraphie. Au niveau du Miankala, il existe ce qu’on appelle « le yapêgué ».

Il faut dire que ces différents pas de danse sont liés aux réjouissances populaires suivant les zones comme mariage, baptême… Mais au-delà du festif, il y a également le rituel notamment à l’approche de l’hivernage pour implorer la volonté divine afin qu’il gratifie la contrée d’une bonne pluviométrie. Toutefois, il existe aujourd’hui un effort de la part des artistes de moderniser leur musique et pas de danse.

La chorégraphie est l’art de composer des danses et des ballets, principalement pour la scène, au moyen de pas et de figures. Le premier à avoir utilisé le terme chorégraphie est le maître à danser Raou-Auger Feuillet dans son traité paru en 1700 sur « Chorégraphie ou l’art de décrire la danse par caractères, figures et signes démonstratifs ».

Jusqu’aux encyclopédistes et au dictionnaire de la danse de Charles Compan (1787), la chorégraphie signifie l’art d’écrire la danse. En 1810, Noverre en parle encore comme une discipline qui « amortit le génie » du compositeur du ballet.

Aujourd’hui, la danse contemporaine repose la question de l’auteur face aux créations collectives, et l’on considère de plus en plus les métiers de chorégraphe et d’interprète comme différents et complémentaires, l’un pouvant aller sans l’autre.

Seul ou avec ses interprètes, le chorégraphe organise l’espace et structure les mouvements au moyen d’un vocabulaire personnel puisé dans l’infinie variété des capacités cinétiques du corps humain, dans le but de communiquer une idée, un sentiment, une émotion, une situation.

Certains sports, qui comportent un aspect artistique, font appel à la chorégraphie : gymnastique artistique, gymnastique rythmique, natation synchronisée, patinage artistique. Ces chorégraphies peuvent ne pas être accompagnées de musique.

Mohamed Daou

01 Aout 2008