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Un appel d’offres pour le recrutement d’un bureau de conseil en bâtiments et travaux publics (BTP) avait été récemment lancé sous l’égide du ministère de l’Equipement et des Transports (MET). Naturellement, les candidatures ont afflué de toutes parts.

Mais, curieusement, c’est le bureau le plus « disant » (1,6 milliard contre 1,4 milliard de F CFA pour le moins « disant ») qui aurait été retenu, malgré les objections de la commission nationale de dépouillement, qui aurait relevé des incohérences sur les diplômes d’un des ingénieurs de « l’heureuse » entreprise, dont nous taisons pour l’heure le nom.

La Banque africaine de développement (Bad), bailleur de fonds, aurait soutenu la position de la commission de dépouillement en opposant un refus poli, mais catégorique au choix du bureau conseil.

Malgré tout, il semble que certains, au niveau du département de l’Equipement et des Transports, s’échineraient à lui faire un boulevard, étant donné qu’il pourrait « partager » quelque 200 millions d’écart entre lui et son concurrent direct.

Ainsi va le Mali où la quête effrénée de gains faciles et l’égocentrisme ont fini par dévoyer le citoyen qui n’a plus que faire de l’intérêt commun et de la préservation des maigres ressources publiques.

Toutefois, dans le cas présent, tout espoir n’est pas perdu dans la mesure où tout marché d’un milliard passe nécessairement par le tamis du conseil des ministres. Le président va-t-il laisser passer ce que d’aucuns qualifient de légèreté ? En attendant, ministères citoyens, essayez toujours de manger !


Affaire à suivre.

La rédaction

21 Juillet 2008