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La formation du gouvernement qui devra mettre en œuvre son projet de société est un autre défi qui se dresse sur la voie du président Ibrahim Boubacar Kéita qui entre en fonction ce 4 septembre.

Quelle architecture gouvernementale faudrait-il, pour mettre en œuvre son projet de société afin que celui-ci réponde aux engagements pris pendant la campagne électorale ? C’est certainement la question qui taraude Ibrahim Boubacar Keita, le président élu qui prendra fonction le 4 septembre.

Les élections législatives étant prévues pour octobre, si son parti, le RPM et ses alliés, parvenaient à remporter la majorité des 147 sièges de l’Assemblée nationale, le choix du Premier ministre ne sera pas un problème, car celui-là sera forcément issu des rangs du Tisserands et de ses alliés. Mais dans le cas contraire, IBK serait dans une cohabitation qui, généralement en Afrique, a été conflictuelle comme en témoignent le cas du Kenya ou encore du Zimbabwe.

Mais le Mali est bien à des égards différents de ces pays et on ose croire que l’opposition qui naîtra jouera démocratiquement son rôle de critique et de contre pouvoir. De toutes les façons, une cohabitation au Mali serait une grande expérience pour le pays.

Mais vu l’état du pays, il est presque illusoire de dire qu’un seul parti politique peut conduire à lui seul les affaires du pays. C’est pourquoi, d’aucuns estiment que le président IBK, pour un départ, pourrait opter pour un gouvernement d’ouverture ou d’union nationale. Ce gouvernement pourrait avoir comme principale mission l’organisation des législatives et le dialogue avec le MNLA.

Inutile de prendre un homme qui dès les premières difficultés n’hésitera pas à jeter l’éponge. C’est donc dire que le Premier ministre devra un être un homme ou une femme connaissant les réalités maliennes, de probité, d’honnêteté, de franchise, mais aussi un homme de dialogue.

Denis Koné

22 Août 2013