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La nomination de Cheick Modibo Diarra à la tête de la Primature continue toujours par susciter des débats chez le bas peuple. En dehors de son immobilisme total, le népotisme aussi s’est érigé en règle d’or. De quoi est-il vraiment capable pour sauver le pays des mains des bandits armés? Il suffit d’arpenter les marchés, les bureaux de l’administration et les «grin» de thé à travers toutes les localités du pays pour comprendre les méthodes de l’homme ne rime pas avec la réalité que nous vivons. La question du Nord est reléguée au dernier plan. On se balade de pays en pays avec l’argent du contribuable malien. Au moment ou nos frères et sœurs du septentrion sont envahis par des criminels armés de tout acabit.

Des mausolées détruits, des femmes violées, des enfants recrutés, des couples cravachés, des mains et pieds coupés. En un mot, les droits humains son bafoués jusqu’au point ou on ne sait plus à quel saint se vouer. Chaque jour apporte son lot de nouvelles ahurissantes au moment ou notre Premier ministre «pleins pouvoirs» pavane allègrement à Bamako. Aucun geste de la part de l’interplanétaire pour décoder la bonne méthode afin de sauver nos frères dans le septentrion.

Soyons quand même sérieux. Est-il possible de conception humaine de voir un musulman donner des corrections aux autres tandis qu’eux aussi ne sont pas aussi clair que nous le pensons ? Le Premier ministre doit savoir qu’il est venu pour une mission déterminé. Et c’est à l’œuvre qu’on reconnait le vrai artisan. S’il sait qu’il gouvernera un jour ce pays, c’est le moment de nous le prouver. Il ne suffit pas de prendre une aiguille pour raccommoder le drapeau national ni de se mettre en tenu militaire pour s’arrêter à Ségou.

Il est grand temps de mettre un terme à ce schéma abominable et à ces conduites veules et surannés qui règne dans le septentrion. Notre pays est sur un plan incliné et il est de notre devoir de mettre fin à cette rébellion. Si nos hommes en uniforme ne sont prêts pour défendre la patrie, le bas peuple est décidé.

Depuis janvier 2012, il n’y à pas un seul jour ou ne parle pas du Mali. On prend les mêmes et recommence. Le Premier ministre semble atteint son apogée. Il à perdu le sens de l’intérêt général et voudrait s’accrocher au moment ou le pays sombre. Comment comprendre un CMD si doué, capable de conduire son pays vers la libération, s’est transformé en paranoïaque aux actions d’une insoutenable bestialité ?

De nos jours, CMD est devenu l’otage d’un groupuscule affamé et affairiste et des politiciens opportunistes à la Primature qui s’empressent de s’enrichir. Il est temps de penser sans tarder aux souffrances des Maliennes et Maliens qui vivent dans le désespoir devant ces islamistes ou pas. Nous sommes face à un homme dont sa gestion ambiguë de la menace terroriste et son incapacité à répondre aux attentes du peuple. Souffrez bien, mon tour est arrivé.

Destin GNIMADI

Le Prétoire du 01 Novembre 2012