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Ces dernières années, les prix des denrées de première nécessité ne cessent de flamber. Face à la situation, les plus hautes autorités du pays sont interpellées. Jamais les prix n’ont connu de telles flambées, et les populations sont particulièrement sonnées par le coût trop élevé des produits divers, quotidiennement consommés dans les familles. Que font les autorités face à cette escalade des prix dont souffre aujourd’hui la majorité des Maliens? Les commerçants qui oeuvrent dans le secteur de l’alimentation n’ont-ils pas une part de responsabilité dans le calvaire que connaissent aujourd’hui les consommateurs maliens?

La réponse à ces deux questions pourrait beaucoup nous aider dans la compréhension du problème en vue d’aller vers des solutions qui vont dans l’intérêt de tous, quelles que soient les sensibilités.

LA REPRISE DU CALVAIRE DES POPULATIONS

Les populations maliennes avaient pensé que les souffrances endurées pendant la période de l’invasion acridienne et de faibles et inégales répartitions des pluies n’allaient plus se reproduire. Certes, nous ne sommes plus depuis confrontés à ces calamités naturelles, mais à des hausses interminables des prix sur le marché.

En effet, après les prix du lait, de la viande, de l’huile entre autres, d’autres produits de consommation quotidienne sont aussi concernés par la hausse des prix. En plus, les proportions sont inquiétantes. Si l’on ne fait pas quelque chose, cette situation ne ferait qu’accentuer certains maux de notre société. La situation est alarmante et, jusqu’à preuve du contraire, les efforts et initiatives envisagés n’ont pas permis de trouver des solutions appropriées aux problèmes posés.

LA BALLE DANS LE CAMP DES AUTORITES

Alors, la balle se trouve dans le camp des autorités de tutelle du Commerce, de l’Elévage, de la Pêche, de l’Economie et des Finances essentiellement. On a du mal à comprendre que ces différents ministres manifestent une indifférence notoire face à ces problèmes qui assaillent les populations.

Dans ces conditions, n’est-il pas nécessaire que le président de la République s’implique personnellement pour resoudre un problème qui concerne l’ensemble de la population malienne? Ce qui est dangereux, c’est de laisser cette situation se pérenniser en assistant impuissamment ou indifféremment à la souffrance des populations.

Il faut un sursaut de la part de ceux qui sont chargés de ce secteur afin de trouver le moyen de contraindre les opérateurs économiques qui évoluent dans le cadre du ravitaillement des populations en denrées alimentaires à baisser les prix et ce, malgré le libéralisme économique.

Si non, il y a lieu d’accorder des facilités à d’autres opérateurs économiques, ne serait-ce que pendant quelques mois afin de juguler cette crises que le plus grand nombre de Maliens considèrent comme artificielle.

Elle est savamment orchestrée par des opérateurs économiques sans scrupule qui profitent de toutes les opportunités qui s’offrent à eux pour dépouiller impitoyablement les consommateurs. Doit-on les laisser faire?

Si l’on ne faisait rien, la cupidité de certains opérateurs économiques nuira à l’équilibre social. Rien ne vaut le bien-être des populations qui passe en premier lieu par la suffisance et à des prix abordables des denrées alimentaires. C’est cela la priorité des priorités aujourd’hui.

Moussa SOW

17 juillet 2007.