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Le mois de carême a débuté cette année dans des conditions économiques particulièrement difficiles, malgré les efforts déployés par les autorités de la tutelle dans le sens de la réduction des prix des denrées de première nécessité comme le lait, le sucre, l’huile entre autres.

Depuis plusieurs années, des mesures sont habituellement prises par les autorités qui se sont succédées à la tête de l’Etat malien afin de ramener les prix des denrées alimentaires de première nécessité. Mais, les années se succèdent et ne se ressemblent pas.

Une hausse généralisée des prix

En effet, le consommateur malien, à l’instar de ceux des autres pays voisins d’Afrique voire même au-delà, éprouve d’énormes difficultés à faire face aux charges de ménages habituelles en raison de la flambée des prix de tous les produits de consommation courante allant des céréales à la viande, en passant par les fruits et légumes.

On se rappelle qu’avant même le mois de carême et la flambée des prix du baril de pétrole, les augmentations de prix et de frais pour les prestations de services avaient déjà cours au Mali. Même les blanchisseurs étaient entrés dans la danse.

Toute chose qui explique qu’il existe une corelation entre les activités et les acteurs du développement dans presque tous les domaines de la vie socio-économique. Ainsi, on a pu comprendre que la hausse du prix du baril du pétrole n’a fait qu’engendrer une hausse généralisée des prix..

Les efforts du gouvernement

En effet, il n’est pas sûr que, depuis la division du travail, les formations socio-économiques évoluent ainsi. C’est d’ailleurs à partir de ces constats que certains spécialistes des questions économiques et des observateurs avertis de la scène politique fondent généralement leurs calculs sur l’interdépendance entre facteurs et situations concernés.

De même, les autorités des pays du sud sont de plus en plus convaincues que les priorités existent partout, à tous les niveaux, quel que soit le domaine d’activités. N’est-ce pas cela qui rend davantage difficile la gestion des affaires publiques? En tout cas, tous les domaines sont prioritaires.

En même temps, les initiatives sont prises au Mali comme partout afin d’exonérer l’importation de certaines qualités de riz, de l’huile entre autres. Au Mali comme ailleurs, ces mêmes subventions existent. Elles sont incontournables pendant des moments aussi difficiles que ces derniers mois. Sur le continent, même son de cloche partout: la cherté de la vie.

Ce que les consommateurs déplorent et qui les revolte, c’est le fait que le riz subventionné ne soit pas visible dans les magasins témoins du fait de la spéculation à outrance des commerçants détaillants qui évoluent en toute impunité.

Les autorités actuelles, comme celles du passé, sont en train de donner la preuve qu’elles sont incapables de contraindre les commerçants à respecter les prix officiellement fixés.

La situation ne doit pas rester comme telle; il y a lieu que le marché soit mieux organisé et réglementé pour la défense des intérêts et droits des consommateurs qui semblent être les éternels victimes, à la merci des commerçants détaillants qui mettent l’argent au-dessus de tout.


Les ripostes sont-elles suffisantes?

Que faut-il faire? Se demande-t-on partout, sous tous les cieux dans les rangs des consommateurs. Les mesures prises par les pouvoirs publics sont jugées toujours en deçà des attentes quand on sait que dans nos pays, le pouvoirs d’achat est comparativement faible. C’est sans doute pourquoi les autorités successives maliennes n’ont ménagé aucun effort pour régulièrement subventionner le pétrole, bien avant la situation actuelle de hausse généralisée des prix.

Toute chose qui est le témoignage des efforts, surtout de la bonne foi des autorités maliennes qui donnent constamment la preuve qu’elles sont soucieuses des conditions de vie et de travail des populations. Les efforts récents passent par la mise en œuvre de l’initiative riz.

Malgré la mauvaise foi de certains acteurs politiques et observateurs de la scène politique, voire de représentants de la société civile, la mise en œuvre de l’initiative riz est en cours et de plus en plus, les uns et les autres nourrissent l’espoir que les résultats seront de nature à améliorer de façon significative la situation alimentaire? en tout cas au Mali.

Les autorités sur plusieurs fronts

Ce qui amène les autorités à être toujours sur plusieurs fronts à la fois. Ainsi, pendant que les autorités se battent pour qu’enfin reviennent l’ordre et la discipline dans l’espace scolaire et universitaire, la question de la pauvreté et de la hausse des prix des denrées de première nécessité est d’actualité.

En outre, la hausse récente du prix du pétrole est venue tout compliquer. Alors, que faire? En tout cas, chacun , de son côté, avec les moyens de bord, mais surtout l’esprit partisan, interprète et commente les problèmes à sa façon. Ce n’est pas de cette manière qu’on va bâtir le Mali à la hauteur de nos attentes.


L’intérêt supérieur de la nation

Il ne sert à rien, au nom de la nécessité dans la démocratie, de l’existence d’opposition, de prendre des positions intransigeantes qui seraient d’ailleurs, en fin de compte à compromettre l’intérêt collectif. Tant au sein de la classe politique que de la société civile, on doit comprendre que le Mali, c’est le bien commun le plus précieux que nous puissions avoir.

Toute chose qui, dans ce cas, pourrait nous obliger moralement à comprendre certaines situations et à y apporter notre contribution dans leur gestion. Même si cela n’est pas encore une réalité, force est de constater que, plus ou moins, tous sont au chevet de l’école malienne.

Pourquoi ne pas en faire autant pour soigner tous nos malades pour un Mali prospère où il fait bon vivre et qui gagne ?

Moussa SOW

08 Septembre 2008