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Iyad Ag Ghali, puisque c’est de lui qu’il s’agit, est un ex-chef rebelle touareg des années 1990. Après une courte carrière diplomatique à la tête du consulat du Mali à Djedda, il revient à ses anciennes amours : la lutte armée.

Mais cette fois-ci, pas en tant que chef rebelle ; mais plutôt, chef d’un groupe islamiste dénommé « Ançar-dine ». Un nom qui ressemble, étrangement, à celui de l’association religieuse présidée par le célèbre prêcheur malien. Depuis, Chérif Ousmane Madani Haïdara multiplie les conférences de presse pour lever l’équivoque entre deux mouvements. Il a précisé que son Ançar-Dine n’a rien à voir avec l’Arçar-Dine d’Iyad Ag Ghali.

Même si les deux associations défendent la cause de la religion musulmane. Aujourd’hui, le Cherif de Tamani veut trancher cette question d’homonyme une fois pour toute. Selon lui, s’il y a une association Ançar- Dine au Mali, elle n’appartient qu’à sa personne. «Les lois du Mali sont claires : il ne peut y avoir deux associations du même nom au Mali » a-t-il déclaré. Avant d’ajouter qu’il n’aime pas qu’on attribue le nom d’Ançar-Dine au mouvement d’Iyad Ag Ghali qui ne le mérite pas.

En clair, le Cherif en veut aux intellectuelles maliens qui prêtent la paternité d’une quelconque association d’Ançar- dine à ce « monsieur» sachant que la loi malienne interdit une telle pratique. C’est pour ces raisons qu’il décide de porter plainte contre Iyad pour faux et usage de faux. Mais aussi, pour avoir porté préjudice à son association. A-t-il eu des contacts avec Iyad Ag Ghali ? Le Cherif répond qu’il n’a jamais vu Iyad si ce n’est qu’une fois sur France24 en train de diriger une prière.

Abou Berthé

Canard Déchainé du 24 avril 2012