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Au Mali, la campagne électorale se poursuit, en vue de la présidentielle du 28 juillet. Ce lundi, c’est l’ancien Premier ministre de transition, Cheik Modibo Diarra, qui a débuté sa campagne. Retour sur les engagements de cet astrophysicien de profession, qui s’est rendu au marché de Dibida, à Bamako.

S’il est élu président, Cheik Modibo Diarra commencera par installer dans chaque ministère un secrétaire permanent, qui ne fera pas partie de l’équipe du ministre mais rendra des comptes directement à l’Assemblée nationale, notamment sur les dépenses.

Priorité est ensuite donnée au secteur agricole.

« D’abord, le choix des semences, l’utilisation judicieuse des engrais, et troisièmement, petit à petit, et selon les moyens de l’Etat, amener la mécanisation. J’ai essayé une semence de maïs, qui donne entre 10 et 12 tonnes à l’hectare, explique Cheik Modibo Diarra. L’idée, c’est de dégager un budget la première année, faire en sorte que chaque village du Mali puisse cultiver au moins dix hectares de ce maïs. C’est un maïs que j’ai acheté qui vient d’Afrique du Sud. »

300 centres de santé

En santé publique, Cheik Modibo Diarra compte lancer des campagnes de prévention, construire 300 centres de santé de proximité, et inciter les médecins à s’installer en zone rurale. Dans l’éducation, il renforcera les secteurs jugés prioritaires pour la société malienne.

« Nous avons besoin de médecins, d’ingénieurs agronomes, d’enseignants bien formés, d’ingénieurs pour les infrastructures. Nous avons également besoin d’administrateurs qualifiés, qui connaissent le droit et qui connaissent l’administration », dit-il.

Cheik Modibo Diarra promet aussi de construire des routes et d’installer des fermes solaires d’Etat, sans dire dans quelles proportions. Il projette enfin de multiplier par quatre les effectifs de l’armée et de construire de nouvelles casernes dans le nord.

Article publié le : mardi 09 juillet 2013 à 00:30 – Dernière modification le : mardi 09 juillet 2013 à 00:30 Par RFI