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Si les partis politiques ont renoncé à la conquête du pouvoir pour suivre aveuglement un président de la République dont le mandat sera à terme en 2012 comme notre constitution de 1992 stipule, les indépendants se positionnent en vue de ratisser large lors de l’élection présidentielle de 2012. Déjà, l’ancien Premier ministre, Soumana Sako, est dans le starting bloc, eu égard à ses différentes tournées à l’intérieur du pays. Un autre vient de lui emboîter le pas. Il s’agit du directeur de Microsoft Afrique.

C’est au cours de l’émission «Planète- Entreprise» de RFI que notre compatriote Cheik Modibo Diarra a dévoilé ses ambitions politiques. «Le soldat du développement», comme il se définit lui-même, ne compte pas jouer les seconds rôles dans son pays en 2012, année de l’élection présidentielle.

Répondant à la question sur son éventuelle candidature à la présidentielle, l’ex navigateur- planétaire de la NASA n’est pas parti par quatre chemins. «Je serais candidat si le peuple me réclame.»

Pour M. Diarra, si son profil correspond au président que les Maliens veulent voir à Koulouba en 2012, il entrera dans la danse non pas pour faire de la figuration, mais pour apporter le vrai développement. Même s’il ne le dit pas, Cheik M. Diarra déplore les politiques de développement initiées par les Africains.

On le sait la conquête du pouvoir passe nécessairement par des soutiens. Sur ce plan, M. Diarra ne semble pas craindre la concurrence des partis politiques dignes de ce nom. Comme ATT, l’actuel président, l’a fait en 2002, il compte s’appuyer sur des comités de soutien.
Selon lui, ces comités ont déjà vu le jour dans certains pays voisins du Mali.

Reste à savoir si son appel sera entendu par le peuple malien.

YS

26 JANVIER 2009