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«Il n’y a de péril en la demeure s’agissant de l’Initiative riz»

«L’espoir est permis quant à la réussite de l’Initiative riz au regard des efforts déployés sur le terrain et surtout de la bonne pluviométrie. Il n’y a donc pas de péril en la demeure» a estimé le Directeur régional de l’Agriculture de Mopti, Cheick Sidi Yaya Diaby, lors d’une mission de la Primature dans la région, le week-end dernier.

L’opérationnalisation de l’Initiative riz est un grand défi pour le gouvernement Modibo Sidibé. Dès l’apparition des premiers signaux des difficultés liés surtout à l’acheminement des engrais, des voix, pour ne pas dire des «oiseaux de mauvais augure» comme dirait l’autre, sont montés au créneau pour qualifier l’Initiative riz de «catalogue d’intention et de veaux pieux, de gouffre financier»

Face à cette situation, le Directeur régionale de l’Agriculture, Cheick Sidi Yaya Diaby, estime qu’ «il n’y a pas de péril en la demeure en ce qui concerne l’Initiative riz». Il a plutôt estimé que l’opération est «porteuse d’espoir» d’où l’intérêt qu’accordent certains pays voisins comme le Burkina Faso et le Sénégal à l’expérience du gouvernement Modibo Sidibé.

«L’Initiative Riz est une politique assez courageuse face à une situation internationale, de plus en plus, difficile pour la restauration de l’autosuffisance alimentaire au regard des phénomènes exogènes (pluviométrie surtout) et endogènes à cause du manque d’engagement avec son corollaire d’insuffisance des moyens» a souligné M. Diaby.

Qui a également indiqué que «les conséquences du retard dans l’acheminement des engrais seront très limitées. L’espoir est, donc, permis pour la réussite de l’opération au regard des efforts déployés sur le terrain par tous : des autorités de la République aux paysans en passant par les services d’encadrement. Mieux, cette année la pluviométrie se présente assez bien.

Les pluies ont été bien reparties dans le temps et dans l’espace. En perspective, les réserves en eau des sols actuelles et les pluies attendues permettrons la poursuite normale de la préparation des sols, des semis et l’alimentation correcte des plans des cultures».

Sa thèse fut corroborée, plus d’une fois, par les paysans, à l’image de Samba Diallo, président de l’Association villageoise de Gnimitongon, qui soutient que «l’espoir est permis, malgré tout et que sa Mopti se placerait après Niono, considérée comme une ville leader en matière de la culture du riz».


Alassane DIARRA

Envoyé spécial à Mopti

18 Juillet 2008