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Promu aux fonctions de chef du Gouvernement par la junte putschiste, le Dr. Cheick Modibo Diarra poursuit visiblement des objectifs différents des priorités de ses concitoyens.

De source digne de foi, le Premier Ministre? doublé de la casquette de gendre de l’ancien dictateur Moussa Traoré? ne s’en cache pas d’ailleurs et le dit à qui veut l’entendre. Sa première préoccupation, es qualité chef de Gouvernement, c’est de veiller au confort de ceux qui l’ont nommé, notamment le Capitaine Amadou H. Sanogo et sa compagnie. Sa deuxième priorité, comme il l’aurait confié à un élu parlementaire récemment, se résume à faire vengeance à son beau-père contre tous ses tombeurs du Mouvement Démocratique. On comprend donc aisément pourquoi la libération Nord est ouvertement reléguée au second plan par le Dr Diarra, qui excipe d’un prétendu coût économique d’une intervention de la Cédéao pour l’esquiver chaque que la question lui est posée.

Tombouctou : après les Saints, Ançar-Dine fait la guerre aux martyrs

Selon des sources dignes de foi, Iyad Ag Ghali, le bras armé et chef spirituel du mouvement islamiste Ançar-Dine, se trouve à nouveau dans la Cité des 333 Saints. À en croire certaines informations très persistances, sa présence sur les lieux prépare plutôt le retrait pur et simple de ses troupes de la ville qu’elles occupent depuis la débande de l’armée malienne en fin mars. Seulement voilà : les assaillants replient en laissant une autre amertume qui vient s’ajouter au désarroi des populations durement éprouvées.

Hier matin, la ville a été privée de son Monument des Martyrs démoli par les islamistes, au même motif que la religion interdit une représentation des humains. Auparavant, c’était une guerre aux mausolées de respectables Saints de la Ville que les populations ont vécu dans la douleur. Seul baroud d’honneur : la ville, selon nos sources, ne connaît plus de pénurie électrique parce que Iyad Ag Ghali s’est chargé d’approvisionner la centrale par deux citernes de carburant.

Dure vie publique : la deuxième mort de Dioncounda Traoré

Il fait désormais partie des personnalités maliennes qui disposent de plusieurs vies. Le Président de la République, c’est de lui qu’il s’agit, avait été laissé pour mort, selon certaines sources, à l’issue de l’agression dont il a été la cible, lundi, dans ses bureaux sis à Koulouba, à l’ancien Secrétariat Général du Gouvernement. Les auteurs de cet acte odieux avaient même jubilé de l’avoir achevé et commençaient même à distiller la nouvelle des ses prochaines funérailles par SMS.

Mais pendant que l’information embrasait la ville, inquiétait les uns et réjouissait les autres, le Pr. Dioncounda Traoré était bel et bien vivant et s’entretenait longuement avec le Premier Ministre. Il avait certes été légèrement touché au front mais après les premiers soins, ses blessures ne l’ont pas empêché de reprendre du service. Ce n’est pas la première fois qu’une nouvelle sur la mort de Dioncounda Traoré embrase la ville de Bamako. La mort du président de l’Adema-PASJ avait même fait l’objet d’un communiqué, en 2005, pendant qu’il était en traitement en France.

Aurore du 25 mai 2012