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Le mercredi 27 juin, il y a eu un accrochage entre des bérets rouges et une fraction de mouvement rebelle. Il n’y aurait pas de blessés ni de morts de part et d’autre, mais les véhicules de nos militaires auraient essuyé des tirs. Les rebelles se seraient tirés à bon compte. L’accrochage serait survenu lorsque des bandits projetaient de tendre une embuscade contre le convoi de militaires à bord de deux véhicules tout-terrain chargés d’escorter un BRDM. Le coup aurait été déjoué par des populations nomades qui auraient alerté à l’avance le commandant de zone en lui indiquant même le lieu de l’embuscade. L’armée les aurait alors pris au dépourvu, mais n’aurait pas été capable de tirer. Les rebelles lourdement armées auraient alors obligé leurs adversaires à prendre la poudre d’escampette. (Les Echos).

Selon une source bien introduite, le chef rebelle Fagaga et ses hommes seraient lourdement armés pour ouvrir les hostilités dans les jours à venir. Pour cela, les rebelles touarègues maliens et ceux du Niger se seraient rencontrés dans un pays frontalier avec le Mali et le Niger afin de mettre en exécution leur dessein de reprendre les armes.

En Mai 2006, le gouvernement du Mali par l’intermédiaire de son Ministre de l’Emploi et de la Formation Professionnelle en déplacement à Kidal aurait remis 100 millions de Francs CFA à Fagaga afin de ranger ses armes. Aussi l’Accord d’Alger signé le 4 juillet 2006 entre les rebelles Touaregs et le gouvernement de la République du Mali a été mis en application le 20 mai 2007.

Fagaga, chef rebelle, est nommé chef de la base militaire d’une localité du Nord. Deux constats se dégagent à chaque fois que les coups de canons crépitent à Kidal. _ D’abord les visites officielles du guide de la Jamahiriya libyenne au Mali sur fond de rencontre de la communauté touarègue (rencontre des organisations et associations de femmes au C.I.C.B). C’était le 26 juin 2007.

Ensuite la ruée à Bamako des mendiants tamashèques. Trois fois dans l’année, on aperçoit de façon spontanée dans les rues de la capitale les femmes tamashèques et leurs enfants au niveau des carrefours de la capitale à la recherche de pitance. Est-ce vraiment des mendiants ?

Une fois qu’elles disparaissent, ce sont des ‘’bandits armés » qui ouvrent les hostilités au nord du pays.

Safouné Koumba

09 juillet 2007.