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Le protocole à la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples relatif aux droits de la Femme est un document peu connu par beaucoup de gens, particulièrement les femmes. Pour vulgariser cet outil afin qu’il soit connu au niveau national, l’Association nationale des juristes du Mali (ANJM) a entamé une campagne de sensibilisation. C’est dans ce cadre qu’un atelier d’information a été organisé le samedi 21 octobre dernier au Centre du secteur privé à l’ACI 2000 sous la présidence du coordinateur national du Projet d’appui à la promotion et à la protection des droits humains (APPDH), Mamadou Diakité. Qui avait à ses côtés le président de l’ANJM, Mamadou Fadialan Kéïta.

Cette rencontre a permis aux participants, qui sont pour la plupart des jeunes juristes, d’approfondir leurs connaissances sur le protocole de Maputo relatif aux droits de la femme.

Pour Mamadou Diakité, cette initiative est à saluer dans la mesure où le Mali a ratifié le protocole depuis 2004. Et pour que le document puisse entrer en vigueur, il faut que plus de pays le ratifient. Alors que seulement 20 Etats sur les 53 de l’Afrique, ont ratifié pour le moment.

Deux sous thèmes ont été débattus. Si le premier portait sur le trait d’union entre l’exercice des droits des femmes et le développement, le second était axé sur la protection des femmes dans le protocole de Maputo.

A la fin de la rencontre, les participants ont «maîtrisé» les différents droits de la Femme. Et sont donc désormais conscients de ses enjeux dans le développement et sont informés de l’existence de mécanismes légaux d’implication des femmes dans les affaires publiques.

Mamadou Fadialan Kéïta a invité les populations à s’engager à traduire dans les réalités quotidiennes les belles dispositions de ce document certes précieux mais presque méconnu.

A.B. HAIDARA

25 octobre 2006.