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Le bilan des troubles sociaux qui ébranlent la Tunisie depuis près d’un mois s’est alourdi à une cinquantaine de morts dans le centre du pays en trois jours, selon un responsable syndical qui a évoqué une situation de « chaos » mardi à Kasserine, principale ville du centre. Cette version des faits a été corroborée par d’autres témoins interrogés, paraissant indiquer que l’intervention télévisée lundi du président Ben Ali n’avait pas réussi à désamorcer les plus graves protestations sociales en 23 ans de régime. Un fonctionnaire local ayant requis l’anonymat a fait état de tirs de snipers postés sur les toits et de tirs des forces de police sur des cortèges funèbres dans cette ville à 290 km au sud de la capitale, Tunis. Pour le gouvernement Kasserine a été « le théâtre d’actes de violence et de destructions perpétrés par des groupes qui ont attaqué deux postes de police, à coup de bouteilles incendiaires, de bâtons et de barres de fer ». L’Europe et les Etats-Unis se sont déjà dit préoccupés. Le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon s’est « inquiété de l’escalade des affrontements violents ».AFP.