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Le ministère de l’Environnement et de l’Assainissement, à travers son secrétariat technique permanent STP/CIGE, organise depuis hier un atelier de trois jours d’information et de sensibilisation des ONG et Associations sur les questions liées aux changements climatiques dans notre pays.

L’atelier tenu à la Maison des Aînés sise à Hamdallaye ACI 2000 a enregistré la présence de plusieurs membres d’ONG et d’Associations dont les activités sont liées à l’environnement. La cérémonie d’ouverture était présidée par le représentant du ministre M. Souleymane Cissé, Conseiller Technique du ministère de l’Environnement et de l’Assainissement. On notait à ses cotés le Directeur National de la Météorologie, M. Mama Konaté et le Coordinateur du projet d’appui à la politique environnementale affiliée au STP/CIGE.

OBJECTIF DE L’ATELIER

En effet, cet atelier d’information et de sensibilisation a pour objectif de mieux imprégner les ONG et Associations environnementalistes en vue de faire face aux effets néfastes que sévissent actuellement dans le monde entier. La cause de ce phénomène incombe aux Etats eux-mêmes dans leurs activités de développement et qui auront également à supporter ses conséquences néfastes.

Pour lutter contre ces problèmes, aucun Etat ne doit rester immobile dans le cadre de la recherche de solutions appropriées à travers les différentes politiques de développement. C’est pourquoi, notre ministère en charge de l’Environnement ne veut pas rester indifférent face à ce fléau. Ce qui a permis d’organiser d’ailleurs la tenue de cet atelier en vue de partager mieux ses conséquences néfastes pour le bien-être des populations.

En effet, notons que ce projet d’appui à la politique environnementale est financé par la Coopération Allemande GTZ. Sa mise en oeuvre est assurée par le STP avec l’appui du ministère de l’Environnement et de l’Assainissement.

UNE POLITIQUE COHERENTE DES ACCORDS DE KYOTO

Dans son intervention, le Directeur National de la Météorologie a affirmé que cet atelier d’information et de sensibilisation répond en droite ligne aux dispositions de l’article 6 des normes climatiques élaborées par notre pays. Il dira que l’initiative de cet atelier vient en appoint au protocole de Kyoto qui, à lui seul, est insuffisant pour contrôler les phénomènes de changement climatique. Il faut donc plus d’engagement des pays du Sud car, ceux du Nord seuls ne peuvent venir à bout de ces effets néfastes climatiques.

Quant au représentant du ministre, en dehors des questions liées aux changements climatiques qui constituent un problème mondial éminent, d’autres problèmes sont de plus en plus inquiétants. Il s’agit bien du manque d’eau potable, l’érosion des sols et la perte de la biodiversité. Toutes ces menaces risquent de compromettre les projets accomplis par le Mali depuis des dizaines d’années.

C’est pourquoi, dira-t-il, le ministère est déterminé à faire en sorte que le gouvernement et les partenaires techniques et financiers aident les communautés locales et la société civile malienne à assurer la transition vers un développement durable.

LES REFORMES ENVIRONNEMENTALES ENVISAGEES

Pour cela, a expliqué M. Cissé, notre pays s’est engagé dans les réformes environnementales de grande ampleur pour surmonter les défis auxquels on est confronté. Ainsi, la volonté sans faille de sauvegarder l’environnement n’échappe à personne, a-t-il indiqué.

Aujourd’hui, le Mali a besoin d’un système plus cohérent en matière de gouvernance de l’environnement. Il est donc souhaitable que les gens se consacrent particulièrement aux besoins des pauvres qui souffrent déjà de manière disproportionnée de la pollution et des catastrophes naturelles.

En effet, ce réchauffement climatique aura probablement des implications sur les ressources en eau avec pour conséquence le renforcement des phénomènes hydrauliques extrêmes. Cela entraînera, a-il dit, des risques de perte en vies humaines de déplacement des populations de même des dommages économiques et écologiques.

Hady BARRY

16 avril 2008.