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Les effets de la variation climatique se font de plus en plus sentir à l’intérieur du continent. Ce phénomène planétaire a effet grandissant est d’autant plus critique dans la zone intertropicale d’Afrique qu’elle nécessite un éveil de conscience populaire.

En effet, la baisse de la pluviométrie, la baisse des rendements le réchauffement et le refroidissement des terres, l’augmentation du niveau de la mer sont de nos jours les caractéristiques fondamentales, qui illustrent incontestablement l’ampleur des effets des changements climatiques.

Une hausse inquiétante de la température

Victimes de leur position géographique, les pays du Sahel ont connu ces dernières années une augmentation inquiétante des températures. La diminution des écarts des sécheresses, la mauvaise répartition des pluies dans le temps et dans l’espace engendrant le recul des rendements des terres sont les fruits de ce phénomène.

Phénomène longtemps ignoré par une majorité de la population, la canicule et l’intensité du froid des dernières décennies sont autant d’enseignements environnementaux. Face à cette situation qui s’amplifie de manière insupportable en marge des politiques du pouvoir public qui peine à avoir des succès, des efforts des ONG et associations, il urge à la société civile d’apporter son soutien à l’environnement qui traîne à présent sous les coups des activités humaines.

Les conséquences de l’urbanisation sauvage

De l’urbanisation sauvage pour des fins multiples, à l’émission des gaz à effet de serre. Toutes ces actions agissent sur la santé de l’environnement donnant naissance à des effets insupportables aux êtres vivants. Aussi, des effets se manifestent et leurs conséquences sont visibles déjà. Selon les prévisions, c’est toute l’humanité qui est menacée par les rayons ultra-violets du soleil.

Dans les pays du Sahel, la désertification, l’érosion éolienne, la dégradation des terres caractérisée déjà par une baisse de la productivité, la famine récurrente sont les conséquences du phénomène. Cependant, longtemps prévues par les observateurs les plus avertis, les conséquences des phénomènes ne sont pas tout à fait surprenantes. Il reste à conjuguer des efforts pouvant aboutir à des voies de résistance.

Si les conditions changent, soit l’être change ou il disparaît. Ne dit-on pas que le sahélien est en voie de disparition ? Certes non, il serait impératif de pouvoir transcender ce phénomène sans une application succincte de la stratégie d’atténuations avancées par les chercheurs. Cela passe nécessairement par un reboisement, la protection des espèces existantes.


Les actions qui s’imposent

La réhabilitation des berges, des plans d’eau, la récupération des terres dégradées, l’aménagement et la réhabilitation des retenues d’eau, le développement des actions de recherches pour une cartographie des zones les plus vulnérables sont indispensables.

Enfin, l’un des éléments clés de ce combat environnemental se rapporte à l’information et à la sensibilisation de la population surtout au niveau de la base. Car le combat pour l’environnement se heure au manque d’information de qualité et à l’indifférence de la base.

Reconnue pour son poids pressant sur l’environnement, l’implication de cette frange pourra germer un espoir régional.


Ousmane BERTHE (Stagiaire)

17 Mars 2009