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La semaine dernière, les acteurs de la société civile et les décideurs politiques se sont retrouvés à l’hôtel Salam de Bamako pour échanger sur l’impact des changements climatiques sur notre environnement.

Organisée par l’Ong Afad sur financement de la Grande-Bretagne, à travers son Ambassade dans notre pays, ces retrouvailles des deux jours ont permis aux participants d’échanger sur l’orientation du soutien à la résilience au Mali et au Sahel ; la capitalisation des acquis de Braced, en relation avec les politiques de l’Etat malien ; la présentation du plan d’action Agora ; le cadre de renforcement de la résilience aux changements climatiques etc.

Cette rencontre d’échange et de partage entre les praticiens et les politiques sur les changements climatiques devrait permettre d’accroître la résilience des communautés vulnérables face aux risques et catastrophes qui en découlent.

Au terme de ces deux jours, les participants sont parvenus aux résultats suivants. Il s’agit des synergies d’action et de concertation entre les structures intervenant sur la résilience ; la promotion des concepts et pratiques de résilience par la vulgarisation, la diffusion et l’intégration dans la planification du développement local ; le renforcement des capacités des acteurs sur la résilience et les risques de catastrophes ; l’influence des politiques et pratiques pour le renforcement de la résilience des communautés pauvres et vulnérables et le renforcement de la visibilité de l’Agora 30 à travers la diffusion des informations sur les changements et les Objectifs de développement durable (ODD).

M. John Riley de la Grande-Bretagne dira qu’avec la plateforme intersectorielle d’Agora 30 Mali qui se résume par quatre projets ont le souci de partager les expériences et l’apprentissage, en vue d’engager un dialogue avec les représentants des acteurs nationaux de développement durable. Elle a aussi permis d’engager une discussion analytique pour une meilleure capitalisation de celles-ci. Toujours aux dires de M. Riley, cette rencontre a été mise à profit pour valider le plan d’action de l’Agora 30 de la résilience au Mali (2017-2018) ; à renforcer les connaissances des acteurs et à partager les leçons des meilleures pratiques et les défis des quatre projets. Egalement, elle a permis de formuler plusieurs recommandations pertinentes permettant d’améliorer la visibilité et l’impact du programme Braced-Mali.

Pour la chargée d’affaires de l’ambassade de la Grande-Bretagne au Mali, Mme Emma Davis, le changement climatique amplifie les autres menaces et accroit la vulnérabilité des populations. C’est pourquoi, « La fréquence, la gravité et la longévité croissante des crises ont déjà fait passer le financement humanitaire de 6 milliards de dollars en 2005 à 24,5 milliards de dollars en 2014 » a-t-elle ajouté. Ce faisant, la mise en place d’une réponse efficace contre le changement climatique est un problème particulièrement difficile. Parce que les causes et les réponses sont interdépendantes. Selon la chargée d’affaires, la nature dynamique du problème et le fait qu’il défie la température globale ont conduit à la montée du concept de résilience.

S’agissant de la résilience elle-même, « l’idée est qu’elle capte le dynamisme du problème » a expliqué Emma Davis. Pour ce faire, il faut une action rapide pour empêcher le glissement dans les crises et investir dans le renforcement de la résilience des pays, des communautés et des personnes pou sauver des vies. « Des journées comme celles-ci sont si importantes pour faire le point sur nos progrès, apprendre des leçons et continuer à avancer pour attaquer ce problème complexe » a-t-elle conclu

Diakalia M Dembélé

Du 30 Octobre 2017