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Le changement climatique, un phénomène planétaire engendré par les émissions dans l’atmosphère de gaz à effets de serre par suite des actions anthropiques, la lutte contre la dégradation de la couche d’ozone est de nos jours un échappatoire des conventions internationales.

De ce fait, les USA, premiers pollueurs du monde n’ont pas à présent ratifié la convention portant la limitation des émissions de gaz à effets de serre; les pays pauvres de la planète, victimes des effets néfastes du phénomène doivent mettre en place les quelques solutions pouvant atténuer les effets à l’échelle régionale.

Le Mali, pays intertropical, ou l’ensoleillement est de plus en plus dense suite aux conséquences du changement climatique, s’il est vrai que la population, les autorités sont de nos jours préoccupées par les problèmes politiques, économiques et sociaux, il est certain que certains de ces problèmes actuels tirent leurs origines des faits naturels.

Les conséquences du changement climatique

Présentement, nul n’ignore, les conséquences des changements climatiques, caractérisés par le recul pluviométrique sur toute l’étendue du territoire, le mal de ce phénomène est connu chez nous en période de chaleur ou de froid.

N’est-ce pas que nous sommes dans la période de réchauffement exagéré de terre ou les températures oscillent entre entre 35° et 45°C à l’intérieur du pays. Il faut rappeler que le froid n’est pas aussi passé à l’insue de la population cette année où il a été enregistré moins de 10°C dans certaines localités du pays.

Tous ceux-ci sont les effets des changements climatiques longtemps méconnus chez nous. A cela s’ajoute le recul et l’inachèvement des saisons de pluies. Si certaines de ces causes sont purement planétaires et inévitables, il n’en demeure pas moins que d’autres sont locales et atténuables.

Pour cela, s’il est certain que le Mali n’est pas un pays à vocation industrielle, il faut rappeler qu’il constitue l’un des pays de découlement des résidus de véhicules des pays développés.

Des véhicules contribuent à accentuer l’effet de pollution atmosphérique or, il n’est un secret pour personne que les petites voitures émettent plus de 100 g de gaz carbonique (CO2) par kilomètre et les 4X4 plus de 300 de CO2 par kilomètre.

N’y a-t-il pas lieu de mettre en place des mesures contre ces types de véhicules? Loin de là, la dégradation de l’environnement végétal engendrée par une déforestation incontrôlée à des fins multiples est à la base de l’avancée du désert et sans doute de la diminution des quantités de pluies d’année en année.

Loin d’être un caprice divin, les intempéries caractérisées par des ventes et des poussières sont sans nul doute les conséquences de cette dépendance vis-à-vis de la nature en matière de bois.

La necéssité de prendre des mesures d’anticipation

Or, il n’y a pas de proportion entre augmentation de la population et reboisement, une solution indésirable à laquelle le pays est confronté dans son ensemble et suscite beaucoup d’interrogations sur l’avenir de ce pays dans 10 ans.

De ce fait, il est irréversible que d’ici 2025, il y aura une augmentation de température de plus de 2°C et une baisse de la pluviométrie de 10 à moins de 15% selon les statistiques de la météo, c’est pourquoi il y a lieu que certaines mesures d’atténuation spécifiques au Mali évoquées par la Direction de la Météo-Mali soient appliqués dès maintenant.

Il s’agira de renforcer la sensibilisation de la population sur l’impact du déboisement abusif, ensuite de développer la politique des foyers améliorés, des réchauds à gaz du charbon énergétique en milieu rural à coût abordable et enfin il s’agit de développer des énergies renouvelables telles scolaire, bio-carubrant et éoliennes.

En définitive, les maux de la nation ne peuvent être promptement résolus tant que la dégradation de la nature, le changement climatique, la baisse de la pluviométrie, du niveau des cours d’eau et l’ensoleiment continuent à ce rythme inquiétant.

Ousmane BERTHE (Stagiaire)

22 Mai 2008