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Les premiers matchs de la Coupe du Monde, Brésil 2014, débutent quotidiennement à 16 heures GMT. C’est au même moment qu’au Mali les compétition et autres entraînement sportifs commencent, y compris ceux des équipes du championnat national. D’où une tentation de chamboulement des calendrier en fonction de l’agenda de la compétition interplanétaire.

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Depuis le 12 juin, des terrains de sport amateur de Bamako sont dégarnis de supporteurs, si ce ne sont les joueurs eux-même qui sont aux abonnés absents. Le constat n’est pas aussi loin du cas pour les clubs en compétition au championnat nationale. A une différence près : les joueurs – obligés – font l’effort de répondre présent sur le terrain, drainant ainsi quelques supporters.

Cependant, les terrains d’entraînement connaissent bien une disette d’assistance. «Le mondial a trop influencé les habitudes. L’affluence dans les stades laisse à désirer aujourd’hui», a souligné Moussa Diarra, supporter de l’AS Réal de Bamako. Cet absentéisme est surtout l’œuvre des supporters et une partie de la direction. Par contre, les joueurs et l’encadrement maintiennent leur fréquence à l’entraînement compte tenu de la pression qu’ils subissent dans le cadre des compétitions tels que le championnat national, la coupe du Mali et la coupe CAF.

Au niveau national, l’on joue les quarts de finales de la coupe du Mali et les 22èmes journées (sur 30 que compte la compétition) du championnat. La compétition interplanétaire qui se joue au Brésil, du 12 juin au 13 juillet 2014, n’a pas donné lieu à un changement de programme du championnat nationale. Cependant, les épreuves de la coupe du Mali ont été accélérées pour éviter qu’elles ne s’étalent durablement dans la saison hivernale. Mais pas elles ne demeurent pas l’unique cause…

«La coupe du monde influence les habitudes, jusqu’au niveau des politiques», consent Ousmane Koné, responsable du bureau de presse de la Fédération malienne de Football (Femafoot). Qui «sent une baisse des tensions sociales dans notre pays avec cette compétition». «Seul le football peut créer un instant d’union entre des personnes qui ne parlent jamais le même langage», a-t-il estimé. En laissant intact le programme du championnat, l’administration du sport, la Fémafoot, résiste à la tentation d’un bouleversement de programme que laissait entrevoir la perspective des matchs du mondial au Brésil.

Seydou Coulibaly

© AFRIBONE

Le 24 Juin 2014