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Le Centre de formation professionnelle (CFP) de Missabougou a été l’hôte du ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle, Iba Ndiaye, qui s’y est rendu lundi pour s’enquérir des difficultés de l’établissement et son personnel. Le ministre a prôné l’innovation et l’esprit de création de nouvelles débouchées d’emplois.

Le ministre de l’Emploi de la Formation professionnelle Iba Ndiaye était lundi au Centre de formation professionnelle (CFP) de Missabougou. Objectif : s’entretenir avec le personnel ainsi que les apprenants sur leurs préoccupations.

Le CFP de Missabougou a été créé dans le cadre du programme « Alphabétisation fonctionnel et appui aux jeunes du quartier », mais de nos jours il reçoit des apprenants d’autres quartiers du district de Bamako, voire des villes de l’intérieur du pays.

Ouvert en 2005, le CFM compte actuellement 286 apprenants néo-alphabètes comme des non orientés du DEF (jeunes filles et garçons) dans 14 filières que sont, entre autres, la mécanique auto, la maçonnerie, la menuiserie, l’électricité bâtiment, la plomberie, la transformation des produits agroalimentaires ou encore la coupe et la couture, la teinturerie…

Le centre a pour missions d’assurer la formation professionnelle des femmes, jeunes filles et garçons dans un centre de formation professionnel, d’assurer leur insertion socioprofessionnelle. Il compte 13 ateliers. Il a pour objectif fondamental de doter les apprenants de compétences nécessaires à l’exercice d’un métier.

Le ministre Iba Ndiaye a visité les ateliers de formation et les salles de classes destinées à l’alphabétisation

Après avoir visité les ateliers, il s’est entretenu avec le personnel. Tout en appréciant le travail énorme abattu par centre, il a suggéré la diversification des activités, voire d’orienter le centre vers un système de production afin de pouvoir faire face à certaines de difficultés liées au manque de ressources financières.

Dans chaque atelier visité, le ministre a prôné l’innovation, l’esprit de création d’emploi par l’exploration de nouvelles débouchées. Par exemple dans l’atelier de la construction métallique où pratiquement toutes les activités sont traditionnellement la fabrication de portes et fenêtres, M. Ndiaye a conseillé la fabrication par exemple de botteleuses.

Le porte-parole des travailleurs du centre, évoquant les doléances, a insisté sur le manque de ressources financières, la mise à disposition du centre d’une infirmerie, la formation continue ou le recyclage. A toutes ces préoccupations, le ministre a donné des assurances, promettant que le centre allait bientôt avoir accès à l’Internet.

Nombreux sont les diplômés du centre qui arrivent à s’installer à leur propre compte. Il s’agit en particulier des coiffeuses. Mais leur emploi est précaire en raison des impôts élevés. Cette visite du ministre a été bien accueillie par le personnel et les apprenants qui se sont dit réconfortés et encouragés par les propos du département.

Denis Koné

12 Novembre 2008