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Le journal de la Finance africaine, « Les Afriques », dans son édition n°40 du 31 juillet au 27 août, fait la liste des « 100 qui font bouger l’Afrique ». Parmi les 100, six Maliens.

Dans le lot des Maliens, il y a Cheick Modibo Diarra, notre astrophysicien de 54 ans qui a travaillé à la Nasa et sur les célèbres programmes dont il est le père : Mars Observer et Mars Pathfinder, est actuellement le président de Microsoft Afrique.

Adame Ba Konaré, l’historienne engagée qui a pris la tête des intellectuels africains qui ont décidé de répondre au discours de Sarkozy est également citée par le confrère qui lui prête même un « destin politique sur les pas de son mari ». Côté hôtellerie, c’est le nom de Mossadeck Bally, le patron de la chaîne Azalaï qui sort. De Bamako à Cotonou et Ouaga, la chaîne s’étend et se confirme de jour en jour comme une vraie chaîne panafricaine.

PDG de la Banque Of Africa, Paul Derreumaux peut également être retenu comme Malien du lot, puisque son réseau bancaire est parti de la première agence ouverte à Bamako. Le créateur de la marque Airness, Malamine Koné, commence à inquiéter les grandes marques, à qui il prend des parts de marché de jour en jour. Enfin, dans le lot, il y a deux banquiers, car Mamadou Igor Diarra, ci-devant PDG de la BIM est également cité.

Il est quand même réconfortant de voir, sur une liste africaine de 100, autant de nos compatriotes qui émergent, signe que quelque chose se passe.

Alexis Kalambry

Encadré

Mamadou Igor Diarra

Nous reprenons ici ce que notre confrère, « Les Afriques », dit à propos de celui qui vient de réussir la privatisation de la BIM SA.

« A son arrivée à la BIM, avec un seul conseiller, il prend à contre-pied toutes les théories académiques en matière de redressement de banque. Il maintient l’équipe là où un plan social d’un « cost killer » est de règle. Il augmente les salaires, prend en charge la police d’assurance maladie, adopte un plan de formation du personnel. Bref, il motive ses équipes et réussit sans coup férir à leur faire admettre le rallongement des heures de travail.

Pari gagnant, car, deux ans après son lancement, le mandat de redressement anticipé de la banque internationale pour le Mali est bouclé. L’Etat malien lâche du lest en ramenant sa participation à 10 %, traçant la voie à un repreneur privé de renom. Pour Igor Diarra, manager courtois et discret, l’expérience BIM est une couronne de plus dans une carrière exemplaire ».

Source : Les Afriques

14 Août 2008