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« La priorité est de donner à manger au peuple » mauritanien, tranche un habitant d’une banlieue populaire de Nouakchott, deux jours après le putsch militaire qui a renversé le premier président démocratiquement élu du pays. Dans des ruelles sablonneuses du « 6e arrondissement » de la capitale, où des chèvres et des moutons se fraient un chemin entre des flaques d’eau usée, les uns et les autres évoquent avec insistance une préoccupation: l’inflation. « Un coup d’Etat est toujours condamnable partout dans le monde, mais le règne du président Sidi (Ould Cheikh Abdallahi) a coïncidé avec une hausse des prix des denrées » en Mauritanie, explique Younouss Demba Sow qui enseigne dans un village du sud du pays: « Ce qui est important pour nous, c’est qu’on améliore les conditions des travailleurs. La priorité est de donner à manger au peuple mauritanien« .