Partager

Hier jeudi 18 décembre au moment où le président de l’Assemblée nationale, Dioncounda Traoré, du haut du perchoir, mettait aux voix l’unique amendement formulé par la Commission des Finances, de l’Economie et de la Promotion du Secteur Privé, portant sur la loi de finances 2009, son domicile sis à Lafiabougou brûlait. Il était 11heures trente environ.

L’information lui a été donnée pendant qu’il dirigeait les débats. Mais il n’a pas voulu porter à la connaissance de ses collègues la triste nouvelle. Il est resté serein jusqu’à la suspension des travaux aux environs de 13 heures. Rapidement, Dioncounda Traoré a accouru vers Lafiabougou. Il a trouvé son étage en fumée, les murs noircis et la chambre principale de son épouse en traitement à Paris, depuis bientôt un mois, consumée par le feu.

Cette pièce fermée depuis le départ de la maîtresse des lieux, est devenue un spectacle de désolation dû, semble t-il, à un court circuit. Le climatiseur complètement détruit. Les deux armoires de huit battants parties en fumée, les habits et les chaussures calcinés.

La toiture complètement noircie, a pris un coup dur au point que certaines briques sont tombées. Ce qui fait mal, c’est que des cahiers, des livres et documents, dont nul mieux que le propriétaire ne connaît l’importance, ont été consumés par le feu. On peut imager qu’il y avait également de l’or dans l’une des armoires ou de l’argent.

En tout cas, le feu n’a rien épargné et n’eût été la célérité avec laquelle les soldats du feu ont réagi, toutes les pièces seraient atteintes par les flammes. Idem pour les véhicules qui se trouvaient dans la cour.

Heureusement, il n’y a eu aucune perte en vie humaine mais les dégâts sont colossaux. C’est dire que, malgré tout, il y a eu plus de peur que de mal.

A suivre.

Chahana TAKIOU

19 Décembre 2008