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Dans ce village situé dans le cercle de Sikasso vers Koutiala, avant le départ du vieux, Ousmane Diarra, pour la mine d’or artisanale dans la commune rurale de Fakola dans le cercle de Kolondièba, Salif Koné, qui n’est autre que son premier garçon, avait planifié son coup en complicité avec Mariam Sidibé, la troisième épouse de Ousmane Koné, son père. Ils ont profité de l’absence du chef de famille pour concrétiser leur rêve, en prenant le chemin de l’aventure, le 19 juin dernier, ce en compagnie de Foutamata Koné, la fille de Mariam. Certaines langues avancent que cette dernière serait l’enfant de Salif et non d’Ousmane.

Ayant pris l’habitude de se déplacer avec sa marâtre Mariam Sidibé, de village en village pour prendre part à de différentes manifestations folkloriques qu’organisaient ses camarades, le jeune Salif Koné qui serait le petit copain de Mariam Sidibé, bien avant que celle-ci ne soit l’épouse de son père, a fini par s’approprier ‘’son bien’’.

Les deux amoureux, qui vivaient ensemble depuis de longue date et surtout durant leur passage au Lycée de Sikasso, ont pris le chemin de l’aventure, le 19 juin dernier, en l’absence du vieux, Ousmane Koné, parti à la recherche de la fortune aux fins de subvenir, aux besoins de la famille.

Ayant appris que sa dulcinée avait disparu avec son fils Salif Koné, le vieux Ousmane Koné avait urgemment rallié le village. A son arrivée à Gongasso, il constata effectivement les faits, avant de soutenir devant ses deux premières épouses, qu’il n’a pas été surpris par le comportement de Salif qui n’est pas de son sang. L’ami du vieux, Ousmane Koné, à savoir Y.O, un enseignant de l’école du village, a confié que Salif et Mariam étaient amis depuis qu’ils fréquentaient le Lycée de Sikasso.

Aux dires de notre interlocuteur, au moment où Ousmane Koné avait demandé la main de Mariam à ses parents, tout le monde dans le village pensait qu’il avait demandé en mariage cette dernière pour son fils, d’autant plus que les relations intimes entre Salif et Mariam étaient connues de tous.

Y.O d’ajouter  » Depuis le mariage entre Ousmane et Mariam en 2005, tout le monde dans le village imaginait un scénario du genre. Par ailleurs, quand ses deux premières épouses lui faisaient comprendre qu’il avait commis l’erreur de prendre Mariam comme épouse, il les traitait de jalouses. Le comportement de Ousmane Koné a fait que tout le temps il y avait des malentendus conduisant parfois des scènes de jalousies entre Mariam et les deux premières épouses.

Les deux premières femmes, parmi lesquelles se trouve la maman de Salif, ne recevaient plus de prix de condiment de la part d’Ousmane. Tout ce qu’il trouvait était destiné à Mariam. La mère de Salif, du nom de Salimata, était traitée de tous les noms d’oiseau par Ousmane. Un moment donné, il avait même décidé de se séparer de Salimata Koné (sa cousine).

Ousmane Koné, pour éviter des conflits, avait construit un petit mur de séparation entre la maison de Mariam et celles de ses deux co-épouses. Son mariage avec Mariam remonte à courant 2005, mais cela n’a pas empêché son fils Salif à poursuivre celle-ci de ses assiduités ».

Avant, de poursuivre notre interlocuteur, Ousmane Koné avait un peu de moyens, mais, ces derniers temps, ses affaires tournaient au ralenti. C’est pourquoi, il a décidé, un jour, d’aller tenter sa chance dans une mine d’or artisanale dans la commune de Fakola, cercle de Kolondièba.

Ainsi, en son absence Salif, qui était devenu, entre-temps, le maître des lieux, se déplaçait avec Mariam de village en village. Ils ont pris part à plusieurs manifestations folkloriques avant de décider de prendre le large

Y.O d’ajouter que, selon les dernières informations, les deux tourtereaux seraient partis vers la Côte d’Ivoire en compagnie de la fillette de 4 ans de Mariam, qui serait même l’enfant de Salif.

Aux dernières nouvelles, Salimata Koné, la première épouse de Ousmane et qui n’est autre que la mère de Salif, serait partie à Sikasso, chez son oncle.

Zhao Ahmed BAMBA

24 Juin 2010.