Partager

Le cessez-le-feu annoncé par Ançar Eddine à la demande du président du Haut conseil islamique du Mali, l’imam Mahmoud Dicko, ne convainc pas tout le monde. Certains observateurs expliquent cet accord par l’essoufflement du groupe terroriste. Ils estiment qu’il ne faut pas prendre pour argent comptant les promesses des groupes jihadistes.

Enseignant-chercheur à l’Université de Bamako, Dr. Fodé Tandiougoura a déclaré à l’antenne de Studio Tamani : « En ce moment, toutes les analyses convergent sur le fait que les mouvements considérés comme terroristes sont épuisés. Ils sont essoufflés. Et donc le processus de paix étant enclenché on ne peut plus faire marche arrière. Je pense que c’est un essoufflement. Mais est-ce qu’il faut croire en leur bonne foi, personne ne peut parier sur ça en réalité. Ce mouvement-là change du jour au lendemain de configuration. Ce qui est sûr, c’est qu’il y a un essoufflement effectivement de ce mouvement ».
M. Tandiougoura a rappelé que « c’est la forme républicaine et laïque de l’Etat qui a été consignée dans les accords. Tout le monde reconnaît la forme républicaine et laïque de l’Etat. Donc l’Etat ne peut pas cautionner cela. Il leur faut renoncer à certaines ambitions religieuses, notamment l’application de la charia ».

Du 1er Novembre 2016